De la belle mort d’un chardon

Instant magique ; trouver sur sa route un chardon en train de faner, lorsque sa capsule libère les graines pareilles à des centaines de petits parachutes…

chardon

Dans notre commune, un arrêté prescrit de détruire les chardons afin qu’ils ne prolifèrent pas. J’avoue que celui-ci nous a échappé, pour le plus grand plaisir des yeux. J’aime beaucoup le chardon, dont la fleur est très jolie ; bien sûr, il ne faut pas se laisser arrêtée par les piquants, mais c’est bien parce que la sensibilité de cette plante est forte qu’elle s’hérisse de défense. On dirait que je parle de moi !

Il existe de très nombreuses variétés de chardon. L’une d’elle est l’emblème national de l’Ecosse et, toujours dans le monde celte, on retrouve le chardon dans la très belle Courtise d’Etaine, ce vieux poème irlandais qui nous parle notamment des métamorphoses de l’être sous une forme allégorique. Vous trouverez le passage en question sur le frontispice de ce blog car il est une de mes poésies préférées :

 » Mon amour est un chardon, c’est un désir de force et de violence, il est comme les quatre parties de la terre, il est sans fin comme le ciel : c’est la brisure du cou, c’est une noyade dans l’eau, c’est une bataille contre une ombre, c’est une course vers le ciel, c’est une course aventureuse sous la mer, c’est un amour pour une ombre... « 

chardon

La nature est inimaginablement belle ; plus je l’observe, plus j’admire sa perfection, son mystère de beauté.

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