Brigit, la survivance d’une déesse

Par Winter Cymres, 1995, illustré par Bill Blank, 12/98 http://www.druidry.org/obod/deities/brigid.html

Traduction Monique Tedeschi

« Je suis Elle Qui est l’élément naturel Mère de toutes choses, Maîtresse et gouvernante De tous les éléments, La première descendance des mondes, Chef des pouvoirs divins, Reine de tous qui est dans l’autre monde Le principal d’entre eux Ce qui demeure ci-dessus, Manifestée seul Et sous une forme De tous les Dieux et Déesses »

Lucius Apulée.

Peut-être l’une des plus complexes et contradictoires Déesses du panthéon celte, Brigid peut être considérée comme la plus puissante figure religieuse de toute l’histoire irlandaise. Beaucoup de couches de diverses traditions se sont entrelacées, ce qui rend complexe Son histoire et Son impact, mais Lui permet de se mouvoir sans effort à travers les siècles. Elle a réussi à voyager à travers des générations entières, remplissant des rôles différents dans des temps différents.

Elle a été, et continue d’être, connue sous plusieurs noms. Dénommée Bride, Bridey, Brighid, Brigit, Briggidda, Brigantia, j’utilise ici Son nom Brigid. Il existe aussi de nombreuses variantes de prononciation, toutes correctes, mais, dans mon esprit, j’utilise la prononciation, Britt.

Brigid est traditionnellement la patronne de la guérison, de la poésie et du métier de forgeron, lesquels relèvent d’une sagesse inspirée et pratique. En tant que divinité solaire Ses attributs sont la lumière, l’inspiration et toutes les compétences associées au feu. Bien qu’elle ne doivent pas être identifiée avec le Soleil physique, elle est certainement la bienfaitrice de la guérison intérieure et de l’énergie vitale.

Aussi, longtemps connue comme La Maîtresse de la Cape, elle représente la sœur ou l’aspect de la vierge de la Grande Déesse. Les divinités du panthéon celte n’ont jamais été une abstraction ou des fictions, mais restent inséparables de la vie quotidienne. Les feux de l’inspiration, comme l’a démontré la poésie, et les feux de foyer et de la forge sont considérés comme identiques. Il n’y a pas de séparation entre les mondes intérieur et extérieur. La ténacité avec laquelle les traditions entourant Brigid ont survécu, même à travers celle des saints, indique clairement son importance.

En tant que patronne de la poésie, les « filidhecht », l’équivalent de la tradition bardique, sont les principaux gardiens de la culture et de l’apprentissage. Les bansidhe et les filidh – ces Femmes des collines aux fées et la classe des poètes-voyants, respectivement, ont préservé la fonction poétique de Brigid en conservant vivante la tradition orale. On estime en général que ceux des poètes qui sont partis avant peuplent les royaumes entre les mondes, se chevauchant dans les nôtres afin que les anciennes chansons et les histoires soient entendues et répétées. Ainsi Brigid remplit la fonction d’assurer une continuité en nous inspirant et en nous encourageant.

Le rôle du forgeron dans chaque tribu était considéré comme une mission sacrée et était associé aux pouvoirs magique, car il impliquait la maîtrise de l’élément primordial qu’est le feu, le moulage du métal (de la Terre) à travers des compétences, des connaissances et de la force. Les concepts des métiers de la forge sont reliés à des histoires concernant la création du monde, utilisant tous les éléments pour créer et façonner une nouvelle forme.

L’un de ses plus anciens noms est Breo-saighead signifiant « flèches enflammées », et à l’intérieur de ce nom est l’attribut de la peine et de la justice divine.

Trois rivières sont nommées pour Elle – Brigit, Braint et Brent respectivement en Irlande, au Pays de Galles et en Angleterre. Dans la Grande-Bretagne moderne d’aujourd’hui, elle est présentée comme la fille-guerrière, Brigantia, et vénérée non seulement pour la justice et l’autorité dans ce pays, mais aussi comme la personnification de la Grande-Bretagne comme cela est montrée sur la pièce de monnaie du royaume. Il y a une histoire, venant du 12ème siècle, dans laquelle Merlin est inspiré par un personnage féminin qui représente la souveraineté de la Terre de la Grande-Bretagne. Elle provoque ses visions pour atteindre à travers l’histoire britannique, jusqu’à, dit-on, la fin du système solaire. Taliesin décrit également une cosmologie traditionnelle, inspirée par Brigantia. Elle est au cœur de nombreux mythes héroïques, en particulier ceux qui sont concernés par les quêtes du monde d’en dessous et de la royauté sacrée. Cela semble se rapporter à Sa préoccupation pour le développement du potentiel humain.

Son importante association avec la vache, liée à sa nécessité critique dans la culture celtique et dans l’histoire, se rapporte à la fête de l’Imbolc. Cette célébration, qui est si complètement la Sienne, comprend elle-même l’allumage de feux, la purification avec de l’eau de puits et l’avènement de la nouvelle année (printemps) par une jeune fille connue comme la Reine des Cieux. L’importance d’Imbolc est tellement profonde qu’elle mérite une section entière au sein de tous les travaux relatifs à Brigid.

Pour bien saisir toute la signification de Imbolc, il est nécessaire de comprendre la lutte de la vie et la mort représentée par l’hiver dans toute société agraire. Dans un monde éclairé uniquement par le feu, la neige, le froid et la glace de cette saison vous tiennent littéralement sous leur emprise, seulement détendu avec l’arrivée du printemps. Bien que l’Equinoxe n’arrive pas avant quelques temps et que le printemps est célébré avec Ostara et Beltane, Imbolc est l’annonciateur et l’indication que les meilleurs moments sont à venir.

Imbolc divise l’hiver en moitiés ; les mois d’hiver de la vieille femme (NDLT : Crone) sont au départ et la promesse du printemps de la jeune fille est au coin de la rue. Ce jour de fête est finalement devenu le jour moderne de Candlemas (NDLT : Chandeleur) avec le Jour de Sainte Brigid, et la fête de la Purification de Marie est célébrée au cours de cette période de temps. Cette célébration est définitivement un festival féminin. Les femmes se réuniront pour saluer l’aspect de vierge de la Déesse incarné par Brigid. Des galettes de maïs de la première et de la dernière de la récolte ont été réalisées et distribuées et cette pratique demeure une partie de sa célébration. Au cours de ces festivités, Elle était communément représentée par une poupée, habillée de blanc, avec un cristal sur Sa poitrine.

Cette poupée, généralement en maïs, était portée en procession par les jeunes filles aussi vêtues de blanc. Des dons de nourriture étaient présentés à la Déesse avec une fête spéciale donnée par et pour les jeunes filles nubiles. Les jeunes hommes étaient invités à cette fête pour des d’accouplements rituels afin d’assurer que de nouvelles âmes seraient amenées pour remplacer celles qui avaient été perdues au cours des temps froids.

La fête a des connexions pastorales dues à l’association de la venue du lait des brebis. Bien que Brigid soit désignée comme une divinité « englobante », durant Imbolc Elle est honorée en Sa qualité de la Grande Mère.

Elle possède la rare qualité de déesse du soleil qui suspend Sa cape sur les rayons du Soleil et dont l’habitat privilégié rayonne de lumière comme si il était de feu. Brigid a repris le Culte des Brebis auparavant détenus par la Déesse Lassar qui est aussi une déesse solaire et Qui a fait la transition, dans les îles, de la Déesse à la sainte. De cette façon, le rattachement de Brigid à Imbolc est achevé, comme le culte de Lassar diminuait pour être réactivé plus tard dans la sainteté chrétienne.

Brigid a longtemps transcendé les considérations territoriales, en fournissant une certaine unité entre les tribus en guerre en Europe de l’Ouest et les îles. Ses trois fils ont donné leur nom aux soldats de la Gaule. Le culte de Brigid existe ainsi non seulement en Irlande mais dans toute l’Europe; Elle a une origine ancienne et internationale, Son nom signifie « haute », « élevée ». Comme Déesse-Mère, Brigid unit les Celtes qui étaient répartis dans cet espace. Elle a été l’une des caractéristiques sur lesquelles tous étaient d’accord, peu importait leur disparités de lieu ou de tradition.

En plus de la vache et de la brebis, ses animaux totémiques, elle est également associée avec le coq, le héraut de la nouvelle journée, et le serpent, symbole de la régénération. De cette manière, elle est liée aux Déesses de la fécondité, beaucoup d’entre Elles étaient également montrées tenant des serpents et partagent avec Minerve le bouclier, la lance et la couronne de serpents. Les serpents sont également un thème commun de la joaillerie celtique (un autre produit des forgerons) avec de nombreux torques affichant ce sinueux symbole de puissance et de divinité.

Ses histoires conservent des restes d’autres déesses de l’ancien monde et le culte à son couvent, à côté de Kildare, a été décrit comme ressemblant à celui de Minerve. Certains de Ses symboles sont identiques à ceux de la déesse égyptienne Isis. Ses outils de broderie, qui sont aussi des symboles de Minerve, ont été conservés à la chapelle de Glastonbury, avec Son sac et Sa cloche, symbole de la guérison. Ses couleurs – blanc, noir et rouge – sont ceux de Kali et montrent une ancienne connexion.

Elle a commencé comme une triplicité de sœurs, ce qui n’est pas rare dans les légendes celtiques. Elle est la fille du Dagda et de la Morrighan et soeur d’Ogma, un Dieu du Soleil et le Créateur de l’Ogham. Avec Bres des Fomoires, Elle a trois fils – Brian (Ruadan), Iuchar et Uar – et les actions de Brian dans La Bataille de Moytura figure en grande partie Son évolution en une déesse de la paix et de l’unité.

Pour comprendre l’importance de cette bataille, il est nécessaire d’en savoir un peu plus sur la tradition celtique de la famille. Matrilinéaire signifie que l’ascendance était tracée à travers la lignée de la mère plutôt que du père, le plus important des hommes dans votre vie était le plus ancien des hommes proches de votre mère, un oncle souvent, et pas nécessairement un grand-père puisque son lignage la concernant peut ne pas exister. Toutes les relations de sang d’importance venaient à travers le lignage de votre mère. Ce lien était tellement serré que les enfants des sœurs étaient considérées comme des frères et sœurs plutôt que des cousins.

La maternité exigeait la plus grande vénération. Le viol était un crime de la plus haute gravité, sujet aux peines les plus grandes et impardonnables, ni soumis à la clémence [Plus tard, alors que Son rôle avait évolué en celui de Législateur, Brigid fera en sorte que les droits des femmes soient maintenus en forme au sein de la nouvelle religion.]

Le mariage de Brigid à Bres était essentiellement une alliance pour ramener la paix entre deux factions belligérantes. Elle était une Tuatha Dé Danann (NDLT : la tribu de Dana) et il était un Fomoire. Avec le mariage, la guerre était écartée avec bon espoir. Ruadan, l’aîné des fils de Brigid, utilisa les connaissances des forgerons qui lui avaient été confiées par ses parents maternels, les Dana, contre eux en tuant leur forgeron, une position sacrée au sein de la tribu. Ce forgeron a tué Ruadan avant de mourir lui-même. La douleur et les lamentations de Brigid, dit-on, ne sont pas seulement l’expression du deuil pour la perte de son fils, mais aussi celle de l’hostilité entre les factions des familles maternelle et paternelle.

Cela a été considéré comme le début de la fin des Anciens Temps. Et ainsi, l’histoire irlandaise du péché originel est l’acte contre la parenté maternelle plutôt que celui de la sexualité puisque la sexualité, en ce qu’elle apporte de sacré à la maternité, a été considérée comme positive par les Celtes.

Son évolution de déesse à sainte lie les traditions celtes païennes et chrétiennes de la même façon que le Chaudron de Cerridwen et le Saint Graal ont été regroupés dans la légende arthurienne. Elle agit comme un pont entre les deux mondes et réalise avec succès le retour de nouveau à la déesse avec la plupart de Ses traditions conservées. Le culte de Saint Brigid a persisté jusqu’au début du 20ème siècle avec le culte gaélique tout près de supplanter celui de Marie. Elle est célébrée à la fois en Irlande ainsi que dans les hauts plateaux et les îles d’Ecosse.

Afin d’intégrer Brigid dans le culte chrétien, et ainsi assurer Sa survie, Son implication dans la vie de Jésus est devenue matière à légende. Dans La Vie des Saints, Brigid a été la sage-femme présente à la naissance, plaçant trois gouttes d’eau sur Son front. Ceci semble être une version christianisée de l’ancienne mythe celte concernant le Soleil de Lumière sur la tête duquel trois gouttes d’eau ont été placées afin de conférer la sagesse.

En outre, en tant que sainte christianisée, Brigid a été dite comme la nourrice de Jésus, le forestage étant une pratique courante chez les Celtes. Elle a pris l’enfant pour le sauver du massacre des bébés mâles prétendument fomenté par Hérode. Elle portait une coiffe des bougies pour éclairer Leur chemin vers la sécurité.

Il existe un évangile apocryphe de Thomas qui a été exclu de la Bible dans lequel il affirme qu’une toile est tissée pour protéger l’enfant Jésus du danger. Ceci est conforme à Son statut de patronne des arts domestiques, le tissage de la laine de Ses brebis, renforçant ainsi son image de déesse pastorale.

En raison des différences originales entre l’Eglise romaine et ce qui était autrefois un type extrêmement divergent de christianisme pratiqué dans les Hébrides, en particulier l’Irlande, un grand nombre d’anciennes divinités font la transition de Dieux et Déesses à saints, certains expérimentant en cours de route un changement de genre imposé par l’Église.

Souvent peu déguisée le culte païen s’est poursuivi dans les monastères et couvents qui ont été construits sur ou à proximité de sites sacrés pour le panthéon celte. Plusieurs des grands monastères – Clonmacnoise, Durrow et Kildare propre à Brigid – étaient de grands centres d’apprentissage et de la culture, avec des informations diffusées de ces sites vers l’Europe occidentale. (Ceci est bien la même chose que les grands collèges Druidique, et il n’est pas surprenant de constater que les lieux sacrés pour la nouvelle religion ont été construites sur les fondations de l’ancienne.)

Ces cloîtres ont gardé en vie et conservé une grande partie de la culture classique en Europe à travers les âges sombres. Pendant cette période de temps, les guerres ont décimé la population. Marie, la Mère de cette nouvelle religion, a été adoptée par les femmes qui ont ressenti une expérience similaire de sacrifier leurs fils à une machine politique et religieuse.

La Triple-Déesse a été remplacée par une Trinité, mais les Vieux Chemins perdurent dans le culte. Le rôle de Déesse-Mère de Brigid n’a jamais été complètement éradiqué et réapparaît dans toute sa carrière en tant que sainte catholique. Sainte Brigid a des rayons de soleil provenant de Sa tête ; Elle est dépeinte comme une déesse. Les thèmes du lait, du feu, du Soleil et des serpents L’ont suivi sur cette voie, ce qui ajoute à sa popularité croissante. Compassion, générosité, hospitalité, filage et tissage, arts de la forge, de la guérison et de l’agriculture sont passés à travers Ses vies diverses et Son évolution.

Son importante association avec la vache, liée à sa nécessité critique dans la culture celtique et dans l’histoire, se rapporte à la fête de l’Imbolc. Cette célébration, qui est si complètement la Sienne, comprend elle-même l’allumage de feux, la purification avec de l’eau de puits et l’avènement de la nouvelle année (printemps) par une jeune fille connue comme la Reine des Cieux. L’importance d’Imbolc est tellement profonde qu’elle mérite une section entière au sein de tous les travaux relatifs à Brigid.

Pour bien saisir toute la signification de Imbolc, il est nécessaire de comprendre la lutte de la vie et la mort représentée par l’hiver dans toute société agraire. Dans un monde éclairé uniquement par le feu, la neige, le froid et la glace de cette saison vous tiennent littéralement sous leur emprise, seulement détendu avec l’arrivée du printemps. Bien que l’Equinoxe n’arrive pas avant quelques temps et que le printemps est célébré avec Ostara et Beltane, Imbolc est l’annonciateur et l’indication que les meilleurs moments sont à venir.

Un des récits de sa vie de sainte soutient Son attribut initial de divinité solaire. Au cours de Sa petite enfance Ses voisins accoururent à sa maison, pensant qu’elle était incendiée. This radiance came from the infant saint, a demonstration of Her grace bestowed as by the holy Spirit. Ce rayonnement venait du saint bébé, une manifestation de Sa grâce décernée par le saint Esprit. Une prière à Sainte Brigid demande :

Brigit, toujours excellente femme,

Flamme brillante d’or,

Conduit nous à l’éternel Royaume,

L’éblouissant soleil resplendissant.

Même dans sa nouvelle incarnation comme une sainte catholique, Son existence précédente est affirmée. La flamme éternelle de Son couvent de Kildare suggère son existence comme ayant été païennes et/ou Druidique. Le sanctuaire de Kildare est supposé être une survivance chrétienne d’un ancien collège de vestales prêtresses qui ont été formées et ensuite dispersées dans tout le pays pour s’occuper des puits sacrés, les bosquets, grottes et des montagnes. Ces prêtresses étaient initialement engagées à trente ans de service, mais, après cette période, étaient libres de se marier et de partir. Les dix premières années étaient consacrées à la formation, dix dans la pratique de leurs devoirs et les dix dernières à enseigner à d’autres, similaires aux trois degrés de l’initiation trouvés dans la plupart des traditions.

Ces femmes préservaient les vieilles traditions, étudiaient les sciences et les remèdes et, peut-être, même les lois de l’Etat. À Kildare leurs fonctions ont dû impliquer plus que de se s’occuper du feu. Ce feu perpétuel à la ville monastique était entretenu par dix-neuf religieuses sur une période de dix-neuf jours. Le vingtième jour, Brigid Herself est réputée garder le feu.

Le site du monastère de Kildare a été choisi pour son altitude et aussi pour l’ancien chêne qui s’y trouve, tellement sacré qu’aucune arme n’a été autorisée à être placée près de lui, avec des amendes perçues pour la pose de piège dans cet espace. Le mot, Kildare, vient de « Cill Dara, » l’Eglise du Chêne. L’ensemble de la zone est connue sous le nom de Civitas Brigitae, ‘La Ville de Brigid’.

La préservation du feu sacré est devenu le centre de ce couvent. L’abbesse a été considérée comme étant la réincarnation de la sainte et automatiquement chaque abbesse a pris le nom de Brigid à l’investiture. Le couvent a été occupé de manière continue jusqu’en 1132 de notre ère, chaque abbesse ayant une connexion mystique à la sainte et à conserver Son nom. Bien que l’opinion publique soit contre lui, ses troupes ont envahi le couvent et violé l’abbesse en place dans le but de la discréditer.

Après cela, Kildare perdit beaucoup de sa puissance et les feux ont finalement été éteints par le roi Henry VIII, pendant la Réforme. Durant le temps où le couvent était occupé par la sainte elle-même, elle est passée de la position de la Déesse-Mère à celui de Législateur, comme Minerve, une fois de plus. Sa capacité de se déplacer entre les catégories est le secret de son succès continu. Lorsque les lois ont été mises par écrit et codifiées par le christianisme, Brigid s’est occupée en grande partie de s’assurer que les droits des femmes n’étaient pas oubliés. Ces lois ont été commises par les Brehons comme une partie de la vaste tradition orale.

Les Anciennes Voies étaient toujours pratiquées, mais pas souvent ouvertement, et, afin de s’assurer que les gens ne s’écartent de la nouvelle religion, de nombreux aspects de la vieille ont été incorporés dans la nouvelle. Conformément aux Vieilles Voies, on n’a pas permis aux hommes de féconder des femmes contre leur volonté, contre le conseil médical ou les restrictions de leur tribu. Un homme n’a pas été autorisé à négliger les besoins sexuels de son épouse. La législation irlandaise a également fourni énormément pour les droits des femmes dans le mariage, de grossesse hors mariage et de divorce.

Lors d’un incident, définissant clairement la position des femmes dans cette nouvelle classe guerrière, une femme a fait appel à Brigid pour la justice. Ses terres et des exploitations étaient sur le point d’être prises par elle après la mort de ses parents. Brigid, toutefois, jugea que c’était à la femme de décider de prendre la terre comme un guerrier, en étant disposé à utiliser des armes pour protéger ses avoirs et son peuple. Si elle décidait de ne pas reprendre ce privilège, la moitié de ses terres devaient aller à sa tribu. Mais, si elle choisit de tenir la terre et de la soutenir militairement, elle était autorisée à prendre la terre dans sa totalité.

Le passage de la Déesse Mère à la Vierge Mère et à la Sainte Vierge présenta des difficultés. Bien qu’il assurait Sa survie et l’émergence de Sa puissance au sein du néo-paganisme, l’accent mis sur la virginité provenait entièrement du patriarcat chrétien. Elle dû son pouvoir au détriment d’autres femmes, supprimant la maternité de sa position révérée dans la société celtique.

En tant que la Mère, Brigid maintient la tradition vivante et entière, offrant un moyen d’orientation qui alimente à travers toutes circonstances. Dans Sa capacité en tant que Législateur Ses tentatives pour porter les Anciens Chemins à travers la tempête jusqu’à l’heure actuelle, tout comme le travail de Merlin s’étendrait aux limites du système solaire, ont été couronnées de succès. Paganism still exists and in a form that may well weather the storms present at this moment. Le paganisme existe toujours et sous une forme qui peut étaler les tempêtes présentes en ce moment.

Toutefois, observant Brigid comme un vaisseau intacte, Sa virginité étant entièrement symbolique, Sa loyauté n’est pas compromise par l’allégeance à un amant ou mari. Au-delà de l’emprise de toute une tribu ou d’une nation, elle peut arbitrer afin d’assurer l’unité pour le bien de tous. Elle nous protège comme nous marchons à travers le labyrinthe, mais aussi nous fait faire face à la réalité de nous-mêmes. Son feu est l’étincelle vivante en chacun de nous.

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