La lettre d

Cette semaine, j’ai entrepris de consolider les acquis de nos derniers apprentissages en revenant sur La lettre d. Nous avons intégré pas mal de lettres en suivant la méthode Léo et Léa et la progression des petites fées nécessite de faire une petite pause dans les acquisitions nouvelles afin de fortifier l’ensemble. C’est l’occasion pour moi d’introduire d’autres éléments de la pédagogie Waldorf Steiner, un peu à notre « sauce » pour le moment. En effet, pas question pour l’instant de mettre Léo et Léa au placard à cause du fameux contrôle pédagogique que nous aurons d’ici quelques mois. Les rigueurs de celui-ci, dues en partie à notre législation restrictive, mais aussi à la mentalité peu ouverte qui anime la société française d’aujourd’hui, font que je préfère assurer nos arrières…

La première lettre à réviser que j’ai choisie de traiter avec les petites fées est La lettre d qu’elles confondent parfois avec la lettre « P » lorsque les lettres sont écrites en script.

Pour ce faire, j’ai choisi d’associer à la lettre D le dragon que nous aimons tout particulièrement. Difficile de trouver une légende européenne qui respecte profondément cette magnifique créature qu’est le dragon. Chez nous, le dragon est ravalé au rang d’affreuse bête issue des plus sombres cauchemars et nombreux sont ceux qui remercient les pieux saints qui leur ont coupé la tête… Il faut gratter beaucoup pour retrouver en Europe l’antique sens du dragon et toute sa majesté que nos ancêtres celtes connaissaient encore. Nos voisins britanniques, et en particulier gallois ont su conserver cette déférence envers le dragon. La voie qui m’apparaissait la plus simple pour deux petites fées de six ans était celle de la fée Mélusine, cette grande fée angevine à moitié femme et à moitié dragonne (certaines légende disent « serpente », mais le dragon et le serpent sont très proches dans les mythes).

Le conte de Mélusine

Quand elle était jeune fille, une malédiction s’abattit sur la belle Mélusine : elle aura l’aspect d’une femme et le restera à condition que son mari ne l’aperçoive pas nue. Sinon elle se transformera en dragon ailé.

Mélusine rencontre un jour un beau gentilhomme, le seigneur Raymondin, qui tombe immédiatement amoureux d’elle et la demande en mariage.

Mélusine accepte et lui fait promettre de ne jamais essayer de la voir nue. Ils passent ainsi de merveilleuses années, mais, un jour, hélas, Raymondin ne tient pas a promesse et voit sa femme nue alors qu’elle prenait son bain.

En l’apercevant, Mélusine pousse un long cri et se jette par l’une des fenêtres du château. Son corps se transforme en dragon ailé.

Raymondin ne revit plus jamais sa belle Mélusine, mais celle-ci revint chaque nuit pour allaiter ses deux bambins.

Parfois on la vit près d’un étang, car Mélusine est profondément attachée à l’eau où elle baigne son corps de dragon.

Voici le dessin que j’en ai fais :

La lettre d

Et voici ce que Fée de la Nature en a fait :

La lettre d

puis un deuxième qu’elle a souhaité faire :

La lettre d

Notez bien que traditionnellement, les enfants élevés dans l’ambiance Waldorf Steiner utilisent des blocs de cire colorés pour dessiner. Comme nous ne sommes pas encore équipés de tels crayons, nous avons fait nos dessins au pastel doux.

Voici le premier de Fée des Fleurs :

La lettre d

Et le second qu’elle a souhaité faire :

La lettre d

Voici le miens :

La lettre d

Nous avons ensuite établi une liste de mots commençant par la lettre « D » ; vous remarquerez qu’ils sont écrits en cursive alors qu’à l’âge de mes filles, Waldorf Steiner préconiserait plutôt des majuscules.  J’ai fais le choix de l’écriture cursive pour les mêmes raisons invoquées en introduction de cet article.

La lettre d

Comme d’habitude, nos esprits protecteurs étaient auprès de nous !

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