Les mains, miroirs de l’âme

Les mains, miroirs de l’âme parce qu’elles connectent à la créativité…

J’ai toujours été une créative, avec des hauts et des bas car par moment la créativité n’est vraiment pas mise en valeur par le système éducatif classique dans lequel j’ai évolué depuis petite et ça m’a demandé beaucoup de travail sur moi pour me libérer et faire en sorte que le flux de la créativité soit fluidifié.

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La fée qui colore les arcs-en-ciel, par Gwendolyne

Je me suis attachée pourtant à cette tâche car la créativité a une place de tout premier choix dans ma vie. C’est tout naturellement que j’ai eu envie de partager avec mes filles le bonheur de créer quelque chose de ses mains, de la préparation jusqu’au résultat. Mon seul souci est de m’harmoniser avec leur élan spontanée de créativité que je n’ai nul besoin de susciter, juste d’accompagner, de guider.

Femme qui danse sur l’eau, par Enora

Parfois je m’y suis prise très mal ; je me suis aperçue il  a quelques années que j’étais tellement compliquée dans ma tête que je passais complètement à côté de la simplicité dans laquelle le petit enfant est naturellement plongé. Souvent, dans le monde des adultes, plus les choses sont compliquées, plus on a l’impression qu’elles sont intelligentes, ainsi en va-t-il des livres, de l’énoncé des pensées. Quand on évolue longtemps dans le monde universitaire, on ne sait plus parler simplement ; on utilise du vocabulaire très sophistiqué et des phrases longues et alambiquées pour exprimer notre pensées. Est-on pour autant heureux ? Est-on pour autant quelqu’un d’équilibré, de sain ? Je ne le crois pas. Mes études très longues m’ont amené à passer près de douze années sur les bancs d’une fac « parisienne »  à côtoyer des gens dits brillants, à être étiquetées moi-même comme l’une de ces personnes. Pourtant, j’étais la jeune femme la plus malheureuse qui soit.  La vie m’a amené à prendre beaucoup de recul sur ces années de formation et à relativiser énormément la prétendue intelligence des personnes qui poussent leur développement intellectuel la plupart du temps au détriment du coeur et du corps… Nous sommes dans une société où l’intelligence ne se conçoit que comme une aptitude intellectuelle ; quelle erreur !

La vie aux côtés de deux petites filles, le temps passé à les materner, dans le sens le plus nourrissant qui soit, m’a permis de saisir, petit à petit, ce qui était essentiel pour un enfant. Je déborde de reconnaissance pour ces petites filles qui m’ont tant donné, tant appris. Je m’étonne chaque jour de la simplicité à contenter une enfant, et il me faut cette surprise répétée car j’oublie encore trop souvent.

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Ce qui est magique, c’est de réaliser quelque chose ensemble, une chose aussi « simple » qu’un gâteau ou que planter les bulbes qu’une personne chère nous a offerts. Quelle joie dans les coeurs et une joie si communicative ! Je crois qu’en tant qu’adulte qui s’occupe de petits enfants, mon problème le plus récurrent est de manquer de joie. Par amour pour ces petites filles que la vie m’a confiées je cherche cette joie au fond de moi, la joie de vivre tout simplement, et de planter des bulbes de tulipes ! Les choses sont en nous, nul besoin d’aller les chercher à l’extérieur, et la créativité est une porte magique pour rencontrer la joie.

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Bûche du Solstice d’hiver

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Bûche de Noël

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Autre bûche de Noël… c’est que nous sommes gourmands !

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