Le chat qui fit le printemps

Le chat qui fit le printemps nous sert d’histoire cadre pour nos apprentissages de la semaine.

Le printemps est vraiment là dans notre beau Finistère et les travaux du jardin aidant, je serais moins sur l’ordinateur qui me sort un peu par les yeux en ce moment !

Après avoir pris trois semaines de vacances (on – et je m’inclue dedans – en avait bien besoin !), nous avons repris le chemin de nos apprentissages. Levées plus tôt que durant l’hiver, nous commençons notre journée par un bon bol d’air printanier, quelques mouvements et le temps du cercle.

Le temps du cercle

Voici la poésie que nous récitons pour le mois de mars :

Mars

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c’est pour rire.

Quand les nuages se déchirent,

Le ciel écume de rayons.

Le vent caresse les bourgeons

Si longuement qu’il les fait luire.

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c’est pour rire.

Les fauvettes et les pinsons

Ont tant de choses à se dire

Que dans les jardins en délire

On oublie les premiers bourdons.

Il tombe encore des grêlons…

En une belle synchronicité, à chaque fois que nous avons récité ce poème, un bourdon est venu voleter dans notre cercle !

Nous chantons aussi « Le petit printemps » d’Anny et Jean-Marc Versini dont voici les paroles et dont on peut écouter le mp3 sur Deezer (si vous parvenez à supporter la publicité qu’ils ont trouvé le moyen de diffuser avant l’écoute grrrrr ) :

Le petit printemps

L’hiver on l’attend

Et quand il est là

On ouvre ses bras

Le petit printemps

N’a pas mis longtemps

Cette année encore

Il a su éclore

Le petit printemps

Moi je suis partant

Pour aller au bois

Cueillir des lilas

Le petit printemps

Voila le beau temps

Chantons d’une voix

Tralala lala

Le petit printemps

L’hiver on l’attend

Et quand il est là

On ouvre ses bras

Sans oublier nos autres versets dont j’avais déjà donné le texte et que nous conservons pour l’année entière.

J’ai beaucoup de documents à étudier pour améliorer les mouvements et la rythmique que je souhaite mettre en place le matin, j’en reparlerais.

Le chat qui fit le printemps

Nous avons repris nos apprentissages de lecture et de mathématiques pour le moment, donc reprise allégée car j’ai un mal fou à m’organiser en ce moment ; je ne sais pas où file mon temps, ma pile de documents à lire ne diminue pas, je ne parviens pas à préparer le travail à temps, etc…

A la rentrée prochaine de septembre, je travaillerais par blocs de matière ; mais je préfère terminer l’année scolaire sur la lancée que j’avais fixée en faisant un peu de chaque matière à la semaine Cependant, j’ai introduis quelques petites modifications : les filles travaillent séparément sur certaines matières  (math et lecture) et nous gardons un tronc commun pour le reste.

Le temps du conte

Mardi nous avons fait l’histoire du Chat qui fit le printemps, de Jocelyne Marque :

Autrefois, il existait un pays lointain qui ne connaissait pas les beaux jours: ni le soleil, ni les fleurs ne venaient l’égayer. Partout, ce n’était que paysages glacés, enfoncés dans les brumes et battus par des vents impitoyables. La vie dans cette contrée était rude et morne.

Le chat n’était alors qu’un animal sauvage ne connaissant pas encore la compagnie de l’homme. Il vivait misérablement de sa chasse; le menu gibier qu’il rencontrait était maigre et sans intérêt.

Un jour, alors que l’animal parcourait les chemins à la recherche d’une maigre pitance, le hasard lui fit rencontrer le roi Crapaud. Celui-ci, comme à l’accoutumée, était de fort méchante humeur :

« Où cours-tu ? Ne vois-tu pas que tu as pénétré mon domaine, sans invitation ? »

Le matou que la jeunesse aveuglait, ricana et ne jugea pas utile de s’excuser: à quoi bon ? pensa-t-il, ce vieux grincheux m’ennuie ! Mais c’était sans compter avec le courroux du roi…

Ce dernier grossit, s’enfla jusqu’à atteindre une taille monstrueuse; de crapaud ordinaire, il devint un monstre vert terrifiant et baveux. :

«Chat, il est temps que tu apprennes les bonnes manières! rugit-il. Tous mes sujets me doivent le respect. pour ta peine, je te chasse de ce pays!»

A ces mots, le chat battit en retraite devant le monstre hideux, mais il ajouta, téméraire :

« Pas pour longtemps !   Je pars, mais je reviendrai un jour et TOUT changera dans ce pays, j’en fais le serment ! »

C’est ainsi que l’animal quitta son pays natal, lui qui n’avait jamais voyagé plus loin que La Grande Forêt…

Après avoir erré longtemps, il rencontra une oie cendrée qui prenait un peu de repos :

_ Où vas-tu ? Tu sembles las et affamé ? interrogea l’oiseau.

_ Je cherche un pays où le gibier est si abondant que je pourrais manger pendant des jours, sans m’arrêter ! Un pays si doux que je pourrais dormir la nuit, sous un arbre, sans grelotter !

_ Cela existe… Et devant l’incrédulité du chat, elle ajouta : Je t’y emmène, si tu le souhaites…

Et ce  qui fut dit, fut fait.

L’oie cendrée prit son envol, le matou sur le dos. Bien vite, ils laissèrent derrière eux les bois et les lacs qui devinrent minuscules et ridicules. Ils étaient cernés maintenant par de nombreux nuages. Puis, tout à coup, il y eut une éclaircie : la lumière devint aveuglante, irréelle !

L’oie entama aussitôt, une lente descente, et peu à peu, le chat  découvrit un paysage magnifique. Quand il posa enfin une patte sur le sol, il n’en crut pas ses yeux: sur le tapis vert où ils avaient atterri, une multitude de clochettes colorées pointaient le bout de leur nez. Les arbres étaient décorés de ce qui lui sembla être des petites larmes vert pâle, ravissantes et fragiles.

« Je te laisse, dit l’oie cendrée… Je reviendrai dans quelques mois: D’ici-là, amuse-toi bien ! »

Et elle repartit, le laissant seul.

Le chat se sentit alors tellement heureux sous la bienfaisante chaleur du soleil, qu’il s’endormit paisiblement au pied d’un chêne moussu.

Puis le temps passa. Le chat vécut dès lors dans une douce quiétude car il n’avait pas à se soucier du lendemain.

Il fit la connaissance des hommes. Il se laissa même apprivoiser par un tout petit garçon et le suivit partout, au cours de ses promenades… Mais cela est une autre histoire !

Cependant, il n’oubliait pas sa promesse, celle de tout changer chez lui pour défier le roi Crapaud… Mais comment ?

C’est l’oie cendrée, à son retour,  qui lui donna une partie de la réponse :

_ « Rentre chez toi, tu portes sur tes poils, sans le savoir, de quoi transformer ton pays ! Emmène avec toi quelques abeilles, et des papillons; ils t’aideront dans la réalisation de ton projet… »

Bien plus tard, le chat comprit ce que l’oiseau avait voulu lui dire…

Au cours de ses flâneries avec l’enfant d’homme, de minuscules graines s’étaient agrippées à sa fourrure. De retour dans son pays, elles s’éparpillèrent un peu partout… Et comme par magie, des plantes merveilleuses, des arbres au beau feuillage y poussèrent.

Les abeilles butinèrent de ci, delà,  les papillons multicolores dansèrent une sarabande légère et joyeuse et tous contribuèrent ainsi à la naissance du nouveau monde. Les animaux qui avaient déserté l’endroit autrefois revinrent sans tarder. Et le soleil qui ne voulait pas être oublié, fit alors des apparitions nombreuses et de plus en plus longues, à la grande joie de tous !

C’est ainsi qu’un chat fit le printemps.

Quant au roi Crapaud, dépité par toute cette énergie dans son royaume, il partit sous d’autres cieux, plus tristes, plus sombres, à l’image de sa méchante humeur.

Voici le dessin que j’ai proposé aux filles :

Le chat qui fit le printemps

Comme je n’ai pas encore pu réinvestir dans du papier à dessin, nous avons fait les nôtres sur du papier imprimante, simplement aux crayons ; ce n’est pas ce qui met le plus en valeur les dessins des jeunes enfants.

Le chat qui fit le printemps

Le chat qui fit le printemps

Le chat qui fit le printemps

S’organiser

Je pense que je mettrais un peu plus sur le blog comment je m’organise (quand ça devient efficient pour moi) ; nous sommes nombreuses à chercher à s’organiser davantage et à échanger avec intérêt sur les diverses manières de le faire.

Normalement, chaque fin de mois, je fais mon emplois du temps détailler pour le mois suivant. Et chaque dimanche, je revois la semaine à venir et complète si besoin est. A cette occasion, je choisis les textes et contes de la semaine. Je prépare le modèle du dessin et je l’agrafe à l’histoire. Je range ensuite le tout dans une pochette dans laquelle j’ai plusieurs sous-chemise : une pour chaque jour travaillé de la semaine (chez nous, nous observons une semaine de 4 jours et repos le mercredi, samedi, dimanche), une pour mes plannings. Je range donc chaque dimanche mes documents préparés dans la sous-chemise du jour où je vais m’en servir.

Le chat qui fit le printemps

La Table des Saisons

Notre Dame de Printemps est arrivée sur notre table et nous avons dit au-revoir à la Dame d’Hiver. Les filles ont pris un grand plaisir à lui confectionner des bracelets, des diadèmes et autres ceintures en laine, en tricot à doigt ou en crochet. Gwendolyne a fait une fleur qu’elle a cousue sur sa robe. J’ai fais la Dame et sa robe.

Le chat qui fit le printemps

Le chat qui fit le printemps

Travail Manuel

Enora était très contente d’avoir réalisé un diadème au crochet pour sa poupée.

Le chat qui fit le printemps

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