Le conte de Ti-pouce et le printemps

Le conte de Ti-pouce et le printemps nous sert de base cette semaine pour nos apprentissages.

Quelle joie de nous réveiller tous les matins avec le printemps ! Dès le déjeuner pris, nous ouvrons grand la porte de la maison et filons dehors nous baigner dans les rayons d’amour du printemps… De ce fait, c’est un peu plus difficile de retourner à l’intérieur faire les apprentissages, mais, pour le moment, je ne me vois pas sortir tout notre matériel pour travailler dehors. Peut-être plus tard, si ça devient vraiment trop dur de faire les leçons dans la maison…

Ti-pouce et le printemps

Étude de la nature

En ce moment, l’intérêt d’Enora et de Gwendolyne pour la nature prend une autre tournure et je vois arrivée avec enthousiasme l’étude un peu plus poussée que la deuxième année met en place dans le cadre de la pédagogie Steiner et que nous commencerons dans quelques petits mois.

En attendant, équipées de leur loupe, elles observent diverses petites bestioles velues , caparaçonnées ou ailées et posent beaucoup de question. En ce moment, elles se sont passionnées pour le perce-oreille que nous trouvons quasiment au quotidien dans notre environnement. Pour ce faire, je leur ai réalisé un mini-dossier que je mets ici en téléchargement :

Le perce-oreille

Travail manuel

Enora prend beaucoup de plaisir en ce moment à faire du tricotin, technique qui permet de réaliser de jolis cordonnets. Elle aime aussi crocheter des fleurs toutes simples.

Ti-pouce et le printemps

Gwendolyne, de son côté, réalise de nombreuses fleurs en crochets, que l’on coud ensuite (c’est ce qu’elle a fait sur la robe de la Dame de Printemps).

Ti-pouce et le printemps

Je dois dire que je suis comblée de les voir recourir à ces merveilleuses techniques de manière spontanée et y prendre du plaisir. Je suis touchée aussi de constater qu’Enora réclame souvent que je vienne m’asseoir parmi elles et faire mon ouvrage en leur compagnie. Il y a là une grande richesse et beaucoup de sociabilité qui s’exprime. Avant, il était coutumier que les femmes accomplissent leurs ouvrages de concert ; tout le monde y trouvait du plaisir et de l’intérêt : des techniques se transmettaient ainsi, en même temps que les dernières nouvelles. Nos modes de vie post-modernes ont malheureusement beaucoup perdu de cette vie.

Le conte Ti-pouce et le printemps et son illustration

Le conte est toujours réclamé avec impatience et pour cette fin de semaine, j’avais choisi une histoire que mon amie Cécilia m’a transmise : Ti-pouce et le printemps.

Ti-Pouce, le petit bulbe, a bien des soucis.

« Et une, et deux, et trois ! »

Le jardinier lui lance de grosses pelles de terre sur le dos.

« Aïe ! fais attention ! »

« et une, et deux et trois ! »

Le jardinier ne l’entend pas.

Il continue à lui jeter de la terre sur le dos.

« Aïe ! Fais attention ! »

« Et une, et deux, et trois ! »

Ti-Pouce est recouvert de terre.

Ti-Pouce n’est pas rassuré dans le trou noir.

Il voit des cauchemars et serre son mouchoir.

« Quel froid de canard ! »

Ti-Pouce n’arrive pas à dormir :

« J’ai compté les moutons, les oursons et les papillons…

J’ai envie de sortir ! »

Tout à coup :

« Bang ! Bang ! Bang ! »

Ti-Pouce entend la pluie tomber.

« On dirait le tonnerre. »

Ti-Pouce se bouche les oreilles.

« Ohé ! Ohé ! Au secours ! »

Ti-Pouce est perdu.

« Qui peut me sortir de ce trou noir, »

Pourtant, depuis quelques jours, des rayons colorés donnent un peu de clarté à Ti-Pouce, tout étonné.

Dans le noir, Ti-Pouce s’aperçoit qu’il n’est pas tout seul.

« Ça alors ! Qui es-tu ? »

« Narcisse », lui répond un vieux bulbe à moitié endormi.

« et tu n’as pas peur ? »

« Non ! bientôt, tout va changer.

On va grandir et se transformer en fleur «. »

La voix de Narcisse chante et danse comme le printemps :

« Tu vas sortir de terre, pour dorer tes pétales au soleil. »

Mais Ti-Pouce se regarde : il est tout rond, tout marron; tout flétri.

« Non ! c’est impossible ! »

Pourtant, ce matin, Ti-Pouce est réveillé par des craquements légers…

Sur sa tête se dresse une pousse verte, comme un palmier !

De jour en jour, Ti-Pouce aperçoit la lumière du soleil, de plus en plus près de son :nez en trompette.

Ti-pouce est fier, il se sent tout beau.

« Coucou, me voilà ! J’arrive en même temps que le soleil ! »

Ti-pouce peigne ses pétales dorés.

« Je suis un peu décoiffé, mais tout va s’arranger ! »

Juste à côté de lui, Ti-Pouce reconnaît Narcisse :

« Tu es là, toi aussi ! Tu as tellement changé…. »

Au loin, Ti-Pouce entend les cloches sonner.

Et tout autour, des fleurs multicolores se balancent dans le vent du printemps.

J’ai dû subir la remarque comme quoi ce conte était vraiment trop court ! Il est extrait de « Chemins d’éveil à la foi « alléluia, c’est Pâques » par « La diffusion catéchistique de Lyon ».

J’avais proposé aux filles de faire cette illustration :

Ti-pouce et le printemps

Nous avons repris nos pastels doux en attendant d’avoir à nouveau du papier pour la peinture. Voici la réalisation de Gwendolyne :

Ti-pouce et le printemps

Enora et moi avons dessiné ensemble :

Ti-pouce et le printemps

Ti-pouce et le printemps

Tandis que Gwendolyne avait le temps de faire deux autres pastels que j’aime beaucoup aussi :

Ti-pouce et le printemps

Ti-pouce et le printemps

Table des saisons

Une mignonnette est venue rejoindre la table des saisons. Je souhaitais essayer de réaliser un petit « enfant fleur » dans la droite ligne des enfants-racines que nous avions mis sur la Table des Saisons en février. Je trouve l’essai pas mal réussi et j’essaierais d’en faire d’autres, le tout accompagné d’un tutoriel. Pour celle-ci, Enora a tenu absolument à lui broder les yeux et la bouche.

Ti-pouce et le printemps

L’une et l’autre demande de plus en plus à participer à l’élaboration des sujets prenant place sur notre table, ce dont je me réjouis. J’aimerais beaucoup leur faire faire de la laine feutrée, mais je n’ai pas encore pu me procurer ce qu’il fallait. Bon, ça n’est pas plus mal ; pour cette année, elles sont déjà en train d’intégrer l’apprentissage du tissage, du tricotin, du crochet. Elles me réclament l’une et l’autre de pouvoir filer, mais je dois pour le moment reporter cette envie en attendant que je puisse avoir d’autres fuseaux, le miens étant toujours plein pour le moment du fil à dentelle que je mets du temps à filer.

Ti-pouce et le printemps

Et pendant que mon gros chat se love contre moi, je ne peux pas m’empêcher d’être triste pour notre minette qui nous a quitté hier… J’espère que sa prochaine vie sera plus longue et toujours autant baignée d’amour.

Ti-pouce et le printemps

Ti-Pouce, le petit bulbe, a bien des soucis.

« Et une, et deux, et trois ! »

Le jardinier lui lance de grosses pelles de terre sur le dos.

« Aïe ! fais attention ! »

« et une, et deux et trois ! »

Le jardinier ne l’entend pas.

Il continue à lui jeter de la terre sur le dos.

« Aïe ! Fais attention ! »

« Et une, et deux, et trois ! »

Ti-Pouce est recouvert de terre.

Ti-Pouce n’est pas rassuré dans le trou noir.

Il voit des cauchemars et serre son mouchoir.

« Quel froid de canard ! »

Ti-Pouce n’arrive pas à dormir :

« J’ai compté les moutons, les oursons et les papillons…

J’ai envie de sortir ! »

Tout à coup :

« Bang ! Bang ! Bang ! »

Ti-Pouce entend la pluie tomber.

« On dirait le tonnerre. »

Ti-Pouce se bouche les oreilles.

« Ohé ! Ohé ! Au secours ! »

Ti-Pouce est perdu.

« Qui peut me sortir de ce trou noir, »

Pourtant, depuis quelques jours, des rayons colorés donnent un peu de clarté à Ti-Pouce, tout étonné.

Dans le noir, Ti-Pouce s’aperçoit qu’il n’est pas tout seul.

« Ça alors ! Qui es-tu ? »

« Narcisse », lui répond un vieux bulbe à moitié endormi.

« et tu n’as pas peur ? »

« Non ! bientôt, tout va changer.

On va grandir et se transformer en fleur «. »

La voix de Narcisse chante et danse comme le printemps :

« Tu vas sortir de terre, pour dorer tes pétales au soleil. »

Mais Ti-Pouce se regarde : il est tout rond, tout marron; tout flétri.

« Non ! c’est impossible ! »

Pourtant, ce matin, Ti-Pouce est réveillé par des craquements légers…

Sur sa tête se dresse une pousse verte, comme un palmier !

De jour en jour, Ti-Pouce aperçoit la lumière du soleil, de plus en plus près de son :nez en trompette.

Ti-pouce est fier, il se sent tout beau.

« Coucou, me voilà ! J’arrive en même temps que le soleil ! »

Ti-pouce peigne ses pétales dorés.

« Je suis un peu décoiffé, mais tout va s’arranger ! »

Juste à côté de lui, Ti-Pouce reconnaît Narcisse :

« Tu es là, toi aussi ! Tu as tellement changé…. »

Au loin, Ti-Pouce entend les cloches sonner.

Et tout autour, des fleurs multicolores se balancent dans le vent du printemps.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

58bc6b4b58deeb4872e4488c8044e818llllllllllllll

Pin It on Pinterest

Shares