Une histoire d’Ostara : Linotte et Eostre

Voici une histoire d’Ostara pour célébrer en famille la venue de l’équinoxe de Printemps.

Comme je suis en retard dans la mise à jour du blog et qu’en plus mon éditeur de texte ne fonctionne plus ce qui me complique pas mal la chose, je ne mettrais qu’un résumé de nos travaux de ces derniers jours. Il faut dire que le rythme de travail est considérablement allégé en ce moment. Entre les beaux jours qui nous poussent davantage dehors dans les champs et les réaménagements de la maison, sans compter l’arrivée des vacances vendredi, on n’a plus beaucoup la tête à travailler 🙂

Les derniers contes sur lesquels nous nous sommes penchés étaient La Fée Linotte et Eostre et le lapin :

Histoire de la fée Linotte

C’était il y a bien longtemps, mais peut-être hier.
C’était bien loin d’ici, mais peut-être tout près de toi.
A l’orée d’une belle forêt se dressait un majestueux château. Ses tours s’élançaient par-dessus les champs qui coloriaient la campagne. Les hommes, les fées, les animaux vivaient en harmonie dans ce pays, royaume de la Fée du Matin, connue pour sa bonté et sa sagesse lumineuses.
Sa petite fille Linotte, très étourdie, oubliait, perdait, jusqu’à ses paroles ou ses idées. Aussi, sa maman l’avait-elle nommée fée des écureuils, qui égarent leurs réserves de noisettes. La magie, et même les sorties étaient interdites à Linotte, qui vivait dans les nuages.
Un beau jour de mai, la Fée du Matin décide, pour ses sept ans, d’offrir à la petite fée une promenade pour rendre visite aux écureuils ses amis.
Heureuse, Linotte sort le balai offert par sa marraine, la Fée de la Lumière. Par la fenêtre de sa chambre, dans la tour de l’Est, elle sent les parfums de la nature qui l’appellent : la lavande, l’herbe sèche de l’été.
Bientôt envolée, elle voit les couleurs en bas dessiner la palette d’un peintre. Les deux fées se dirigent vers une clairière tapissée d’un joli parterre de fleurs bleues pour s’y poser. Autour des myosotis, volette un joli papillon qui fascine Linotte.C’est la Fée des Papillons, qui l’entraîne de jonquille en violettes; les deux amies s’éloignent peu à peu de la clairière où se tient la Fée du Matin.
Le soleil baisse sur l’horizon, les ombres du soir grandissent. Sans que les espiègles le remarquent, il fait bientôt sombre. La fée des papillons, habituée au soleil, s’inquiète.
Courageusement, Linotte guide son amie à la recherche d’un sentier. Des hérissons écrasent les feuilles, des pigeons bousculent les branches dans un vacarme inquiétant. Au pied d’un arbre, un petit écureuil est perdu.
« Ne pleure pas, je suis ta Fée, et je vais prendre soin de toi. » Malgré sa peur, Linotte veut secourir son protégé qui se rassure à ces mots.
Soudain, une voix grave surprend la petite équipe qui se terre. Un géant barbu surgit, accompagné d’une petite fille qui sautille.
« Oh, Oh! C’est bon de rentrer à la maison ! Mais que vois-je ici ? Qu’elle est cette drôle de troupe ? »
« S’il vous plaît, monsieur l’Ogre, commence Linotte, ne nous mangez pas ! »
« Je pense plutôt à manger une bonne potée à la chaumière, nigauds! Mais que fabriquez-vous ici ? »
Rassurée par la petite fille venue accueillir son papa bûcheron, Linotte raconte son après-midi, les jeux, et comment elle a perdu son chemin.
« Vous me raconterez tout devant un bon pot-au-feu! La chaumière est devant nous. »
Les petites et l’écureuil ne se font pas prier et gagnent l’intérieur de la maisonnette. La maîtresse de maison a déjà servi le dîner pour leurs deux petites filles qui font connaissance avec les invités-surprise.
« Ne t’inquiète pas, Linotte, ta maman sera prévenue de ta présence. »
Linotte est rassurée ; son ami écureuil se régale d’un festin de noisettes!
Nos petits amis s’endorment bientôt et rêvent de fleurs, de château, et de noisettes.
Bientôt, le soleil illumine une nouvelle journée, et de fins rayons dansent dans la chaumière. Après quelques tartines, il est temps de se séparer. Linotte a l’impression qu’elle a toujours connu cette famille qui l’a accueillie.
Arrivés à la clairière, nos trois amis se quittent à leur tour : l’une retrouve ses papillons, l’autre sa famille d’écureuils, et Linotte le chemin du château, qu’elle atteint sans se tromper.
Linotte explique ses aventures à la Fée du Matin sans chercher d’excuses comme autrefois mais se soucie plutôt de remercier la famille de la forêt. Et puis, elle doit prendre des nouvelles de la Fée des papillons, et aussi du petit écureuil. Elle doit s’occuper de beaucoup de choses et de beaucoup de gens, dit-elle à sa maman !
C’est étonnant, la Fée du Matin ne semble pas fâchée. C’est curieux, elle a le même sourire que la femme du bûcheron.
« Ma chère Linotte, je suis fière de toi : hier, tu as su guider ta camarade dans la forêt obscure, et protégé un écureuil comme tu le devais. Ton courage et ta bonté pour ces deux êtres t’ont permis d’oublier ta propre tristesse. Sache que c’est ta marraine, la Fée de la Lumière qui t’a recueillie hier. Le réconfort que tu as apporté à tes amis a attiré dans ton coeur ses rayons, qui t’ont guidée. »
La petite fée a ainsi appris d’elle-même que le courage de son coeur pouvait venir à bout de son étourderie.
Aujourd’hui, Linotte n’oublie plus jamais rien et les jeunes fées aiment prendre conseil auprès d’elle.
Si tu rencontres un jour une petite « tête de linotte », peut-être est-ce une fée en devenir!

Une histoire pour Ostara

Une histoire pour Ostara

Une histoire pour Ostara

Une histoire pour Ostara

Histoire pour Ostara : Eostre et le lapin

Eostre et le lapin
© 2003, Sonia Jensen

Il y a très très longtemps, au temps des dragons et des châteaux, il y avait une belle Déesse nommée Eostre (prononcé Ee-ost-ray). La Déesse avait de longs cheveux épais, de la couleur du blé doré, et ses yeux étaient bleus comme le ciel au-dessus. Eostre était la Déesse du Printemps, et sa mission était de s’assurer que la Terre se réveille de son sommeil hivernal.
Au printemps le monde reprend vie. Les oiseaux gazouillent autour des arbres alors qu’ils construisent des nids pour les petits œufs qui seronnt bientôt éclos en petits oisillons. Les papillons sortent de leurs cocons portant des ailes de couleurs magnifiques. Toutes les mères animaux du monde donnent naissance à des bébés, et de belles fleurs ouvrent leurs pétales. Le printemps est une période de nouveaux commencements. C’est un moment de célébration.
Chaque année, le premier jour du printemps, Eostre organise une énorme fête du printemps dans la prairie. Les animaux et les enfants de partout dans le monde y assistent et apportent des cadeaux pour la Déesse du Printemps pour montrer combien ils sont heureux avec la nouvelle saison toute fraîche.
Une année, le jour précédant le festival, le lièvre voulu donner à Eostre un cadeau. Mais le lièvre n’avait rien qui serait digne d’une déesse. Il était très pauvre et il avait du mal à se nourrir, sans même parler de donner un cadeau à quelqu’un.
Ce jour-là alors qu’il cherchait à travers la forêt de la nourriture, le lièvre trouva un oeuf frais dans l’herbe. Il avait très faim et s’assit pour jouir de ce repas trouvé. Il était sur le point de casser l’oeuf quand il s’arrêta soudainement.
« Cet oeuf ferait un beau cadeau pour Eostre », pensa-t-il en lui-même.
« Un œuf symbolise la naissance et le printemps. Oui, un très beau cadeau en effet. »
Ainsi, le lièvre sauta jusque chez lui pour décorer l’oeuf.
Le lendemain, le lièvre alla à la prairie et bondit jusqu’à la Déesse. Il lui remis timidement son cadeau. Eostre jeta un coup d’oeil sur l’oeuf et fit un grand sourire au lièvre. Le lièvre avait peint les œufs avec de jolis dessins teints grâce à la couleur des roses, des renoncules et d’autres plantes. Il avait ensuite enduit l’oeuf avec de la cire d’abeille de sorte qu’il soit brillant.
La Déesse était si heureuse avec le cadeau qu’elle voulait que chacun en ait un et partage sa joie. Eostre savait que le lièvre était très pauvre et que lui donner l’oeuf était un acte très généreux. Il aurait pu le manger et avoir son ventre plein. Eostre décida de récompenser le lièvre.
Ce jour-là, la Déesse du Printemps dit au lièvre qu’il pourrait venir vivre dans son château. Il aurait un seul travail, et ce serait d’offrir un œuf décoré aux enfants dans le monde entier, car Eostre aimait les enfants. Les enfants symbolisent la naissance et l’innocence. Les oeufs seraient distribués à la veille de la Fête du Printemps, de sorte que les enfants se réveillent et les trouvent dans la matinée.
Et chaque année, le lièvre d’Eostre et ses descendants livrent des œufs pour les enfants. Aujourd’hui, nous appelons le lièvre le « lapin » de Pâques, parce que le dimanche après la première pleine lune de l’équinoxe de printemps est le dimanche de Pâques, une fête chrétienne. Par ailleurs, pour beaucoup, « oeufs de Pâques » est beaucoup plus facile à dire que « oeufs d’Eostre ».

Traduction et adaptation Monique Tedeschi
You can download below the original english tale and its french translation :
Eostre and the Easter Rabbit

Une histoire pour Ostara

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