Pédagogie Steiner et Unschooling sont-ils compatibles ?

Il y a quelques jours, je vous exposais les données d’un problème : Pédagogie Steiner et Unschooling sont-ils compatibles ?

Nous avons vu qu’en apparence, ces deux états d’esprit s’opposent. Et pourtant, des exemples, des vécus riches et passionnants, démontrent qu’il n’en est rien.

Combiner ces deux approches pédagogiques

En premier lieu, on trouve certaines familles, très attachées au respect de la terre, enchantées de trouver dans la pédagogie Steiner une recherche de qualité des matériaux qui rencontrent leurs aspirations. Ces familles vont s’attacher à passer autant de temps que possible dans la nature, à respecter un rythme suffisamment lent, permettant de prendre son temps et d’éviter les précipitations, afin d’explorer et de découvrir le monde naturel. Ces familles vont en général être sensibles aux arguments sur la limitations des médias et du numérique dans leur vie quotidienne, et par conséquent, dans la vie de leur enfant. Elles vont privilégier les activités artistiques, comme la peinture. Elles vont cuisiner ensemble et associer l’enfant aux aspects de la vie quotidienne, lui fournissant ainsi des modèles intéressants à apprendre et à imiter. Les parents vont, en général, cultiver également leur propre passe-temps, leurs propres passions.

Dans la continuité de cette approche, certaines familles sont très sensibles à la prise en compte de la dimension spirituelle et le fait que l’enfant est considéré comme un être ayant déjà une spiritualité, d’ores et déjà un sens du religieux.

D’autre part, ces familles qui choisissent d’associer le Unschooling à la pédagogie Waldorf vont accorder une grande importance au respect des besoins et des choix de l’enfant. Elles vont placer une grande confiance en lui, assortissant à cette démarche un grand espace de liberté et de choix pour l’enfant. Plus encore, elles placeront en lui une confiance totale dans le fait qu’il atteindra ses objectifs, continuant d’apprendre tout ce dont il a besoin, en poursuivant ses passions et en se préparant à une vie épanouissante, sans être coupé de la nature.

On trouve, en deuxième lieu, des familles ayant éprouvé le besoin d’apporter une certaine structure et du rythme dans les activités, ainsi que dans le déroulement des journées ; elles trouvent là quelque chose d’éminemment efficient dans la pédagogie  Steiner.

Parfois d’ailleurs ce sont les enfants eux-mêmes qui demandent clairement de savoir exactement quoi faire chaque jour… mettant ainsi leurs parents en demeure de changer de formule avec eux. (http://www.ahomeschoolstory.com/2008/10/unschooling-meets-waldorf.html) Pour certains enfants, l’unschooling est comme une respiration naturelle. Ils savent ce qu’ils veulent apprendre (ou ne veulent pas apprendre) ; ils travaillent d’eux-mêmes, ont une belle autonomie, décident facilement, etc.. Pour eux, les apprentissages informels sont un véritable plus et les accompagner dans la construction de leur savoir une aventure formidable. D’autres enfants vont avoir besoin d’autre chose… Et c’est ce qui incite certaines familles à se tourner vers la pédagogie Steiner.

Les familles qui s’engagent dans l’harmonie des deux voies trouvent ainsi à nourrir et à renforcer le lien naturel qui unit les parents et les enfants. Ces deux approches ont quelques points communs fondamentaux : elles respectent profondément l’enfant et visent à rencontrer ses besoins. Dans les deux approches, l’apprentissage au sein de l’expérience vivante est central, ce qui se poursuit d’ailleurs dans la pédagogie Steiner, par une immersion quotidienne de plusieurs heures dans le monde naturel.

Unschooling

Comment faire ?

Dans ces deux approches, certaines choses « fonctionnent » pour votre famille, d’autres non. Pour les déterminer, il est nécessaire de se poser afin d’écouter son intérieur, et ce doublement : écouter votre vie de famille à l’intérieur de votre maison et écouter votre propre intériorité.

Si vous êtes tiraillé(e)s, pensant que vous ne faites pas ce que « vous devriez faire », c’est déjà que quelque chose d’extérieur à vous vous « dicte » votre conduite à suivre.

Certaines familles choisissent une sorte de répartitions des approches selon le moment de la journée : le matin, elles font un cercle, avec mouvements, chansons, historiette et jeux de doigts, puis quelques leçons… L’après-midi, la vie suit son cours de manière naturelle et fluide.

Souvent, ces familles vont éviter la progression Steiner, mais investir totalement dans l’approche artistique merveilleuse apportée par cette pédagogie : se procurer du beau matériel de dessin et de peinture, favoriser ces activités de manière quotidienne, pratiquer la musique ensemble, chanter, danser, etc.

On va également souvent trouver une table des saisons dans les familles attirées par les deux pédagogies.

ll y a autant de déclinaisons possibles que de familles !

Dans tous les cas

La pédagogie Steiner n’est pas un dogme. Rudolf Steiner l’affirma lui-même lors du discours d’ouverture qu’il prononça à la première école Waldorf : « Nous ne voulons pas d’une éducation dogmatique, nous cherchons seulement à transformer en un acte éducatif vivant ce que nous avons acquis à l’aide de la science de l’esprit » (cité dans Éduquer vers la liberté, page 18, Éditions Les Trois Arches, 1972). Elle ne peut être qu’un enrichissement à votre vie de famille.

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