La porteuse de lumière de l’hiver, c’est Lucia, une « ancêtre » de Sainte Lucie. Lucia est une fée de la lumière dans le cadre d’une tradition naturelle et païenne, descendante certainement elle-même d’anciennes déesses liées à la lumière dont on a perdu le nom, mais dont on retrouve de nombreuses traces dans les contes et légendes encore témoins, sous leur vernis, d’une ancienne mythologie.

Édouard Brasey, écrivain et journaliste d’investigation, a fait de sa passion pour le Petit Peuple une véritable science au point qu’il est désormais cité comme étant l’Elficologue le plus renommé de notre pays. Les très nombreux livres de qualité qu’il a écrits témoignent de son engagement envers une meilleure connaissance du temps où la nature était encore enchantée pour la plupart des êtres humains, d’une époque nous n’avions pas de mal à nous considérer nous-mêmes comme faisant partie du grand cercle de la nature… Edouard Brasey, dans certains de ses livres, a suivi la trace de Lucia. Dans l’Univers féerique, il la relie même à Mélusine, dont un autre nom est Mère Lucie, ou Mère Lusine… Dans l’Encyclopédie des Fées, il la décrit comme la porteuse de lumière, annonciatrice du futur printemps.

« A la sainte Luce, les jours augmentent du saut de la puce ! », dit le dicton provençal, attestant en cela que la descendante christianisée de cette fée assure la continuité de porteuse de lumière.

Nous voilà donc en possession de tout ce qu’il faut pour une célébration de la lumière, une de plus durant cet Avent qui ne cesse de scander la renaissance du soleil, tant par ses agents féminins que par ses agents masculins.

Lucia

Une histoire écrite par Tiziana Boccaletti dont la version originale en anglais est ICI.

Il était une fois, il y a longtemps, une terre lointaine où vivait une jeune femme. Son nom était Lucia et elle aimait passer du temps sur le lac, en écoutant tranquillement tous les animaux et les sons de l’eau. Les cygnes la connaissaient et l’aimaient ; ils allaient se nourrir de sa main pendant l’hiver. Maman faucon la saluait souvent avec un cri perçant quand elle tournait dans le ciel frais. Elle était une jeune fille comme beaucoup d’autres, aimant tout ce que tout le monde aimait et passant du temps avec ses amis dans les bois, à jouer à des jeux et à faire cuire des gâteaux avec sa mère.

Elle avait toujours senti de la gratitude dans son cœur pour ce qu’elle avait et pour sa bonne famille aimante, mais il y avait une chose qu’elle avait toujours souhaité.

Lucie souhaitait voir avec ses propres yeux. Née aveugle, elle avait appris à un jeune âge à utiliser ses oreilles, ses mains et son cœur pour écouter.

Un jour, après une longue promenade dans les bois, elle s’assit sous un puissant noyer et s’endormit. Elle rêva de nombreux rêves colorés de lieux lointains, de licornes, de chevaliers et de palais et, dans ses rêves, ses yeux étaient aussi clairs et brillants que mille bougies.

Dans ceux-ci, une vieille et bonne sorcière du château lui dit que bientôt la lumière de son cœur se rendrait à ses yeux et qu’elle serait capable de voir.

Lucia se réveilla et fut d’abord surprise par son rêve, mais alors elle réalisa qu’il était temps de rentrer à la maison. C’était la nuit la plus sombre de l’année et elle pouvait sentir l’humidité du coucher venant de l’herbe verte.

En chemin, elle entendit une vieille femme demander de l’aide. Lucie courut immédiatement vers elle pour voir ce dont elle avait besoin. La vieille femme demanda de l’aide pour rentrer chez elle. Lucia lui offrit immédiatement son bras et les deux marchèrent ainsi pendant longtemps.

Elles montaient une colline lorsqu’un jeune garçon s’approcha d’eux et leur demanda de la nourriture. Lucia était très affamée elle-même mais elle atteignit sa poche de tablier et lui offrit la pomme rouge qui y était. Il la remercia et la dévora tout de suite. Lucia était affamée elle-même, mais ne dit rien… Elle était heureuse de pouvoir aider.

Ils avaient presque atteint leur destination quand Lucia entendit la voix d’un homme l’appelant. Il était assis à côté de la route et lui dit qu’il avait été volé de tous ses vêtements. Lucia ôta son châle de ses épaules et le lui tendit. C’était son châle préféré, celui que sa grand-mère lui avait patiemment tricoté près du feu, mais ça ne lui importait pas.

Quand elle demanda à la vieille femme s’ils étaient arrivés, celle-ci lui dit : « Oui, vous êtes arrivée ». Lucie demanda alors : « Où sommes-nous ? » Et la vieille femme lui répondit : « Regarde la lune dans le ciel et tu sauras ». Lucie leva la tête et vit la pleine lune de ses propres yeux. Elle regarda la vieille femme et se rendit compte que c’était bien la sorcière dont elle avait rêvée.

La vieille sorcière lui chuchota : « La lumière dorée de ton bon cœur est devenue si forte qu’il a fallu trouver un nouveau foyer et ce nouveau foyer est tes yeux. Allez, utilise la lumière pour être au service des autres et éclairer leur chemin ».

Lucie était remplie de joie et courut tout le chemin du retour chez elle pour dire la bonne nouvelle à sa mère et à tous ses amis. Et si les choses n’ont pas changé, elles sont toujours les mêmes!

Vous pouvez télécharger l’histoire en format pdf :

Pour compléter l’histoire, voici une idée de jolies poupées à réaliser :

http://rosylittlethings.typepad.com/posie_gets_cozy/2006/12/santa_lucia_dol.html

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