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Fêter Imbolc : la naissance de la déesse Brigit

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Joyeux Imbolc à toutes et tous ! Quelques mots sur l’arrière-plan de ce festival afin de fêter Imbolc en toute connaissance de cause.

Connu comme Imbolg ou Imbolc, dont l’origine est le vieux gaélique, Imbolc se traduit par « dans le ventre ». Les historiens des langues disent qu’il s’agit ici de la grossesse des brebis, ce qui fait de cette fête un festival de la fécondité.

Cette fête est reliée au retour du soleil, avec des jours plus longs et plus chauds. Imbolc fait encore partie du cycle des fêtes de la Lumière qui sont égrainées tout au long de la saison sombre. Cette fête est dès lors une célébration du retour de la lumière solaire et elle correspond au moment où un certain nombre d’animaux se relèvent de leur sommeil hivernal. Beaucoup d’autres se mettent à préparer leur nid car la naissance de leurs petits approche.

Imbolg est le festival de l’aspect Vierge de la Triple Déesse. Brigid (ou encore Brid ou Brighid), est la déesse traditionnellement associée à cette période de l’année.

Elle est la déesse celtique de la poésie (la sagesse), du foyer (maison / famille) et la patronne des forgerons (le feu). Elle est très liée au feu et à l’eau (de nombreux puits et sources sont liés à Brigit.

Elle est aussi souvent associée à l’innocence de la jeunesse et des enfants.

Justement, c’est une histoire traitant de la naissance extraordinaire de Brigit que je vous ai concoctée et que j’ai la joie de partager avec vous.

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L’histoire de la naissance de Brigit

Il y a longtemps, si longtemps que nul ne peut encore se rappeler de cette époque, vivait un homme très bon, si bon qu’on lui donna le nom de « dieu bon » dans sa langue natale : Dagda. Il était généreux et juste dans toutes ses actions, et aidait beaucoup les habitants de son village qu’il souhaitait voir vivre dans l’abondance. Et, cette année-là, l’hiver était tellement rude et sombre que ces bonnes actions n’étaient pas de trop.

Or, la femme du Dagda attendait un bébé. Tout le monde se faisait bien du soucis pour ce petit enfant qui allait naître au plus fort de l’hiver, car la naissance était imminente.

La neige n’avait jamais été aussi abondante et le froid aussi mordant. Le vent semblait vouloir tout emporter sur son passage. D’énormes glaçons pendaient des maisons qui avaient du mal à se pelotonner autour de la place du village. Tous les êtres souffraient beaucoup de ce froid glacial. Dans l’écurie, le cheval faisait de la place au loir et au renard ; au poulailler, la souris côtoyait la poule et le dindon ; dans les maisons, les hommes et les femmes tentaient de s’abriter du mieux qu’ils le pouvaient. On rendait visite autant que faire se peut à ceux qui étaient isolés, ou trop malades, ou trop âgés, pour se déplacer.

Dagda préparait des soupes onctueuses, avec des légumes de sa propre réserve, dans un immense chaudron qui bouillonnait au-dessus du foyer central de sa maison. Tous ceux qui étaient valides et en bonne santé se dépêchaient d’apporter cette bonne soupe chaude à ceux qui en manquaient ou ne pouvaient se faire eux-mêmes à manger, à ceux aussi qui n’avaient plus de famille. Et la vie allait ainsi, aussi simplement et chaleureusement que possible dans cet hiver froid et pénible.

Durant ce temps, le ventre de sa femme s’arrondissait. Jour après jour, elle filait, tissait, tricotait et cousait pour ce bébé, mais aussi pour ceux du village qui n’avaient pas assez de vêtements chauds. Elle aussi était bonne et généreuse ; aucun être dans le besoin ne repartait de son foyer sans un don lui permettant de connaître une amélioration dans sa vie.

Alors qu’elle se livrait à ses activités, elle pensait souvent au bébé gigotant dans son ventre. A chaque tour de fuseau, à chaque fil croisé, elle concentrait toute son attention sur le bonheur que cette nouvelle vie allait apporter dans la vie de tous. Curieusement, à la différence des villageois, elle n’avait pas peur que son bébé naisse en plein hiver. Elle sentait que son bébé était merveilleux et qu’il allait apporter beaucoup d’espoir et de lumière dans le coeur des gens.

Rien ne pouvait la détourner de ce lien de joie et d’amour envers son bébé. Alors, elle offrait des sourires et des mots doux en plus de tous les dons qu’elle faisait à ceux qui étaient plongés dans l’obscurité de la souffrance.

Chacun adorait cette femme dont la couronne était sertie des cornes d’une vache sacrée, son emblème.

Le village s’enfonçait de plus en plus dans l’hiver et les craintes se manifestaient au même rythme : allons-nous avoir assez à manger jusqu’au retour du printemps ? Reverrons-nous les chauds rayons du soleil qui caressent notre peau si tendrement ? La lumière sera-t-elle un jour de retour ? Est-il possible que nous revoyions vraiment les bourgeons et les petits plants ? Aurons-nous assez de bois pour nous chauffer et nous réconforter d’une tisane chaude ?

La lune des Neiges venaient de s’achever et la lune des Tempêtes s’élevait déjà dans le ciel ; les êtres étaient au seuil de la période la plus dure de l’hiver, se calfeutrant autant qu’ils le pouvaient. Dans la grande chaumière de Dagda régnait une grande émotion, car les premiers signes de la naissance imminente du bébé avaient été donnés.

Dehors, la tempête de neige faisait rage, mais cela n’empêcha pas plusieurs femmes de venir soutenir la future maman dans le mystérieux travail qui se faisait en elle et qui aurait pour résultat une rencontre merveilleuse attendue durant plusieurs lunes. L’après-midi et la soirée passèrent, entre les préparatifs et les soins à la jeune mère en travail. La nuit tomba à la suite des nuées de neige, et le vent redoubla de vigueur et de fureur, couvrant les bruits de l’activité qui régnait dans la grande maison.

La nuit sembla très longue à tous les villageois qui ne purent dormir tant l’inquiétude, mais aussi l’intensité du moment, les tenaient en éveil ! Ils se rendirent les uns chez les autres, à la lueur des lampes tempêtes, s’escortant entre les congères et se tenant près les uns des autres pour être plus forts contre les bourrasques, afin d’aller prendre des nouvelles de la maman et du bébé.

Mais alors que le petit matin approchait, la tempête, curieusement, se calma d’un coup. Tout était paisible ; la lune faisait scintiller chaque flocons de neige, chaque cristaux de gel. Ceux qui était dehors étaient émerveillés de tant de beauté.

On voyait au loin les prémisses d’un lever de soleil. C’est alors qu’il se produisit la plus incroyable et la plus belle des naissances. Une merveilleuse petite fille naquit au moment même où le soleil s’élevait dans le ciel. La tempête ayant totalement disparu et les nuages s’étant éloignés, un soleil d’une brillance incroyable darda ses rayons sur la terre entière et sur le petit village, un soleil comme il n’y en avait pas eu depuis bien longtemps.

Les villageois qui étaient encore dans leur maison en sortirent tous pour voir ce prodige alors que dans le même temps, les cris puissants d’un nouveau-né se firent entendre, puis des acclamations de joie fusèrent dans la maison du Dagda.

Dagda sortit devant sa maison, tenant dans ses bras un petit paquet emmailloté d’où n’apparaissait qu’une touffe de cheveux resplendissants couleur de soleil ! Il brandit son bébé à bout de bras alors que les rayons du soleil rejoignaient la chevelure de son enfant magnifique. Le linge qui recouvrait le bébé tomba des bras du Dagda, découvrant la plus jolie petite fille qui soit, baignée par les rayons du soleil, et irradiant une douce, mais intense, lumière. Et là où la lumière émanant de la douce enfant parvenait, la neige se dissipait et apparaissaient des petites fleurs et des trèfles.

Devant ce prodige, la foule assemblée chanta des louanges et poussa des cris de joie, car, maintenant, dans le coeur de tous régnaient l’espoir d’un renouveau et la chaleur de l’amour. Toute ombre avait été dissipée des esprits. Pour commémorer ce jour, désormais, à chaque lune des tempêtes, la naissance de cette enfant de lumière et de ses dons seraient célébrés.

Son père et sa mère la nommèrent Brigit. En son honneur, des femmes décidèrent d’entretenir perpétuellement un feu et des sources lui furent consacrées, car Brigit avait parmi ses dons celui d’être une grande guérisseuse.

Elle apprit aux gens à prendre soin d’eux, à se servir des herbes pour se soigner, mais aussi à se servir du feu pour façonner des objets, pour forger ; par son amour éclatant, elle leur inspira de nombreuses poésies et chansons.

Son feu, étincelle de vie, et son eau guérisseuse sont dans le coeur de chacun.

Elle était tellement bonne et bienveillante que sa mémoire nous est parvenue jusqu’à aujourd’hui !

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Si vous souhaitez télécharger mon histoire au format pdf, cliquez ci-dessous :

(NB: Mes photos ne sont toujours pas d’excellente qualité, ayant un scanner qui marche une fois de temps en temps…)

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