Ti-pouce et le printemps

Quelle joie de nous réveiller tous les matins avec le printemps ! Dès le déjeuner pris, nous ouvrons grand la porte de la maison et filons dehors nous baigner dans les rayons d’amour du printemps… De ce fait, c’est un peu plus difficile de retourner à l’intérieur faire les apprentissages, mais, pour le moment, je ne me vois pas sortir tout notre matériel pour travailler dehors. Peut-être plus tard, si ça devient vraiment trop dur de faire les leçons dans la maison…

Étude de la nature

En ce moment, l’intérêt d’Enora et de Gwendolyne pour la nature prend une autre tournure et je vois arrivée avec enthousiasme l’étude un peu plus poussée que la deuxième année met en place dans le cadre de la pédagogie Steiner et que nous commencerons dans quelques petits mois.

En attendant, équipées de leur loupe, elles observent diverses petites bestioles velues , caparaçonnées ou ailées et posent beaucoup de question. En ce moment, elles se sont passionnées pour le perce-oreille que nous trouvons quasiment au quotidien dans notre environnement. Pour ce faire, je leur ai réalisé un mini-dossier que je mets ici en téléchargement :

Le perce-oreille

Travail manuel

Enora prend beaucoup de plaisir en ce moment à faire du tricotin, technique qui permet de réaliser de jolis cordonnets. Elle aime aussi crocheter des fleurs toutes simples.

Gwendolyne, de son côté, réalise de nombreuses fleurs en crochets, que l’on coud ensuite (c’est ce qu’elle a fait sur la robe de la Dame de Printemps).

Je dois dire que je suis comblée de les voir recourir à ces merveilleuses techniques de manière spontanée et y prendre du plaisir. Je suis touchée aussi de constater qu’Enora réclame souvent que je vienne m’asseoir parmi elles et faire mon ouvrage en leur compagnie. Il y a là une grande richesse et beaucoup de sociabilité qui s’exprime. Avant, il était coutumier que les femmes accomplissent leurs ouvrages de concert ; tout le monde y trouvait du plaisir et de l’intérêt : des techniques se transmettaient ainsi, en même temps que les dernières nouvelles. Nos modes de vie post-modernes ont malheureusement beaucoup perdu de cette vie.

Le conte et son illustration

Le conte est toujours réclamé avec impatience et pour cette fin de semaine, j’avais choisi une histoire que mon amie Cécilia m’a transmise : Ti-pouce et le printemps.

Ti-Pouce, le petit bulbe, a bien des soucis.

« Et une, et deux, et trois ! »

Le jardinier lui lance de grosses pelles de terre sur le dos.

« Aïe ! fais attention ! »

« et une, et deux et trois ! »

Le jardinier ne l’entend pas.

Il continue à lui jeter de la terre sur le dos.

« Aïe ! Fais attention ! »

« Et une, et deux, et trois ! »

Ti-Pouce est recouvert de terre.

Ti-Pouce n’est pas rassuré dans le trou noir.

Il voit des cauchemars et serre son mouchoir.

« Quel froid de canard ! »

Ti-Pouce n’arrive pas à dormir :

« J’ai compté les moutons, les oursons et les papillons…

J’ai envie de sortir ! »

Tout à coup :

« Bang ! Bang ! Bang ! »

Ti-Pouce entend la pluie tomber.

« On dirait le tonnerre. »

Ti-Pouce se bouche les oreilles.

« Ohé ! Ohé ! Au secours ! »

Ti-Pouce est perdu.

« Qui peut me sortir de ce trou noir, »

Pourtant, depuis quelques jours, des rayons colorés donnent un peu de clarté à Ti-Pouce, tout étonné.

Dans le noir, Ti-Pouce s’aperçoit qu’il n’est pas tout seul.

« Ça alors ! Qui es-tu ? »

« Narcisse », lui répond un vieux bulbe à moitié endormi.

« et tu n’as pas peur ? »

« Non ! bientôt, tout va changer.

On va grandir et se transformer en fleur «. »

La voix de Narcisse chante et danse comme le printemps :

« Tu vas sortir de terre, pour dorer tes pétales au soleil. »

Mais Ti-Pouce se regarde : il est tout rond, tout marron; tout flétri.

« Non ! c’est impossible ! »

Pourtant, ce matin, Ti-Pouce est réveillé par des craquements légers…

Sur sa tête se dresse une pousse verte, comme un palmier !

De jour en jour, Ti-Pouce aperçoit la lumière du soleil, de plus en plus près de son :nez en trompette.

Ti-pouce est fier, il se sent tout beau.

« Coucou, me voilà ! J’arrive en même temps que le soleil ! »

Ti-pouce peigne ses pétales dorés.

« Je suis un peu décoiffé, mais tout va s’arranger ! »

Juste à côté de lui, Ti-Pouce reconnaît Narcisse :

« Tu es là, toi aussi ! Tu as tellement changé…. »

Au loin, Ti-Pouce entend les cloches sonner.

Et tout autour, des fleurs multicolores se balancent dans le vent du printemps.

J’ai dû subir la remarque comme quoi ce conte était vraiment trop court ! Il est extrait de « Chemins d’éveil à la foi « alléluia, c’est Pâques » par « La diffusion catéchistique de Lyon ».

J’avais proposé aux filles de faire cette illustration :

Nous avons repris nos pastels doux en attendant d’avoir à nouveau du papier pour la peinture. Voici la réalisation de Gwendolyne :

Enora et moi avons dessiné ensemble :

Tandis que Gwendolyne avait le temps de faire deux autres pastels que j’aime beaucoup aussi :

Table des saisons

Une mignonnette est venue rejoindre la table des saisons. Je souhaitais essayer de réaliser un petit « enfant fleur » dans la droite ligne des enfants-racines que nous avions mis sur la Table des Saisons en février. Je trouve l’essai pas mal réussi et j’essaierais d’en faire d’autres, le tout accompagné d’un tutoriel. Pour celle-ci, Enora a tenu absolument à lui broder les yeux et la bouche.

L’une et l’autre demande de plus en plus à participer à l’élaboration des sujets prenant place sur notre table, ce dont je me réjouis. J’aimerais beaucoup leur faire faire de la laine feutrée, mais je n’ai pas encore pu me procurer ce qu’il fallait. Bon, ça n’est pas plus mal ; pour cette année, elles sont déjà en train d’intégrer l’apprentissage du tissage, du tricotin, du crochet. Elles me réclament l’une et l’autre de pouvoir filer, mais je dois pour le moment reporter cette envie en attendant que je puisse avoir d’autres fuseaux, le miens étant toujours plein pour le moment du fil à dentelle que je mets du temps à filer.

Et pendant que mon gros chat se love contre moi, je ne peux pas m’empêcher d’être triste pour notre minette qui nous a quitté hier… J’espère que sa prochaine vie sera plus longue et toujours autant baignée d’amour.

Ti-Pouce, le petit bulbe, a bien des soucis.

« Et une, et deux, et trois ! »

Le jardinier lui lance de grosses pelles de terre sur le dos.

« Aïe ! fais attention ! »

« et une, et deux et trois ! »

Le jardinier ne l’entend pas.

Il continue à lui jeter de la terre sur le dos.

« Aïe ! Fais attention ! »

« Et une, et deux, et trois ! »

Ti-Pouce est recouvert de terre.

Ti-Pouce n’est pas rassuré dans le trou noir.

Il voit des cauchemars et serre son mouchoir.

« Quel froid de canard ! »

Ti-Pouce n’arrive pas à dormir :

« J’ai compté les moutons, les oursons et les papillons…

J’ai envie de sortir ! »

Tout à coup :

« Bang ! Bang ! Bang ! »

Ti-Pouce entend la pluie tomber.

« On dirait le tonnerre. »

Ti-Pouce se bouche les oreilles.

« Ohé ! Ohé ! Au secours ! »

Ti-Pouce est perdu.

« Qui peut me sortir de ce trou noir, »

Pourtant, depuis quelques jours, des rayons colorés donnent un peu de clarté à Ti-Pouce, tout étonné.

Dans le noir, Ti-Pouce s’aperçoit qu’il n’est pas tout seul.

« Ça alors ! Qui es-tu ? »

« Narcisse », lui répond un vieux bulbe à moitié endormi.

« et tu n’as pas peur ? »

« Non ! bientôt, tout va changer.

On va grandir et se transformer en fleur «. »

La voix de Narcisse chante et danse comme le printemps :

« Tu vas sortir de terre, pour dorer tes pétales au soleil. »

Mais Ti-Pouce se regarde : il est tout rond, tout marron; tout flétri.

« Non ! c’est impossible ! »

Pourtant, ce matin, Ti-Pouce est réveillé par des craquements légers…

Sur sa tête se dresse une pousse verte, comme un palmier !

De jour en jour, Ti-Pouce aperçoit la lumière du soleil, de plus en plus près de son :nez en trompette.

Ti-pouce est fier, il se sent tout beau.

« Coucou, me voilà ! J’arrive en même temps que le soleil ! »

Ti-pouce peigne ses pétales dorés.

« Je suis un peu décoiffé, mais tout va s’arranger ! »

Juste à côté de lui, Ti-Pouce reconnaît Narcisse :

« Tu es là, toi aussi ! Tu as tellement changé…. »

Au loin, Ti-Pouce entend les cloches sonner.

Et tout autour, des fleurs multicolores se balancent dans le vent du printemps.

Le chat qui fit le printemps



Le printemps est vraiment là dans notre beau Finistère et les travaux du jardin aidant, je serais moins sur l’ordinateur qui me sort un peu par les yeux en ce moment !

Après avoir pris trois semaines de vacances (on – et je m’inclue dedans – en avait bien besoin !), nous avons repris le chemin de nos apprentissages. Levées plus tôt que durant l’hiver, nous commençons notre journée par un bon bol d’air printanier, quelques mouvements et le temps du cercle.

Le temps du cercle

Voici la poésie que nous récitons pour le mois de mars :

Mars

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c’est pour rire.

Quand les nuages se déchirent,

Le ciel écume de rayons.

Le vent caresse les bourgeons

Si longuement qu’il les fait luire.

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c’est pour rire.

Les fauvettes et les pinsons

Ont tant de choses à se dire

Que dans les jardins en délire

On oublie les premiers bourdons.

Il tombe encore des grêlons…

En une belle synchronicité, à chaque fois que nous avons récité ce poème, un bourdon est venu voleter dans notre cercle !

Nous chantons aussi « Le petit printemps » d’Anny et Jean-Marc Versini dont voici les paroles et dont on peut écouter le mp3 sur Deezer (si vous parvenez à supporter la publicité qu’ils ont trouvé le moyen de diffuser avant l’écoute grrrrr ) :

Le petit printemps

L’hiver on l’attend

Et quand il est là

On ouvre ses bras

Le petit printemps

N’a pas mis longtemps

Cette année encore

Il a su éclore

Le petit printemps

Moi je suis partant

Pour aller au bois

Cueillir des lilas

Le petit printemps

Voila le beau temps

Chantons d’une voix

Tralala lala

Le petit printemps

L’hiver on l’attend

Et quand il est là

On ouvre ses bras

Sans oublier nos autres versets dont j’avais déjà donné le texte et que nous conservons pour l’année entière.

J’ai beaucoup de documents à étudier pour améliorer les mouvements et la rythmique que je souhaite mettre en place le matin, j’en reparlerais.

Nous avons repris nos apprentissages de lecture et de mathématiques pour le moment, donc reprise allégée car j’ai un mal fou à m’organiser en ce moment ; je ne sais pas où file mon temps, ma pile de documents à lire ne diminue pas, je ne parviens pas à préparer le travail à temps, etc…

A la rentrée prochaine de septembre, je travaillerais par blocs de matière ; mais je préfère terminer l’année scolaire sur la lancée que j’avais fixée en faisant un peu de chaque matière à la semaine Cependant, j’ai introduis quelques petites modifications : les filles travaillent séparément sur certaines matières  (math et lecture) et nous gardons un tronc commun pour le reste.

Le temps du conte

Mardi nous avons fait l’histoire du Chat qui fit le printemps, de Jocelyne Marque :

Autrefois, il existait un pays lointain qui ne connaissait pas les beaux jours: ni le soleil, ni les fleurs ne venaient l’égayer. Partout, ce n’était que paysages glacés, enfoncés dans les brumes et battus par des vents impitoyables. La vie dans cette contrée était rude et morne.

Le chat n’était alors qu’un animal sauvage ne connaissant pas encore la compagnie de l’homme. Il vivait misérablement de sa chasse; le menu gibier qu’il rencontrait était maigre et sans intérêt.

Un jour, alors que l’animal parcourait les chemins à la recherche d’une maigre pitance, le hasard lui fit rencontrer le roi Crapaud. Celui-ci, comme à l’accoutumée, était de fort méchante humeur :

« Où cours-tu ? Ne vois-tu pas que tu as pénétré mon domaine, sans invitation ? »

Le matou que la jeunesse aveuglait, ricana et ne jugea pas utile de s’excuser: à quoi bon ? pensa-t-il, ce vieux grincheux m’ennuie ! Mais c’était sans compter avec le courroux du roi…

Ce dernier grossit, s’enfla jusqu’à atteindre une taille monstrueuse; de crapaud ordinaire, il devint un monstre vert terrifiant et baveux. :

«Chat, il est temps que tu apprennes les bonnes manières! rugit-il. Tous mes sujets me doivent le respect. pour ta peine, je te chasse de ce pays!»

A ces mots, le chat battit en retraite devant le monstre hideux, mais il ajouta, téméraire :

« Pas pour longtemps !   Je pars, mais je reviendrai un jour et TOUT changera dans ce pays, j’en fais le serment ! »

C’est ainsi que l’animal quitta son pays natal, lui qui n’avait jamais voyagé plus loin que La Grande Forêt…

Après avoir erré longtemps, il rencontra une oie cendrée qui prenait un peu de repos :

_ Où vas-tu ? Tu sembles las et affamé ? interrogea l’oiseau.

_ Je cherche un pays où le gibier est si abondant que je pourrais manger pendant des jours, sans m’arrêter ! Un pays si doux que je pourrais dormir la nuit, sous un arbre, sans grelotter !

_ Cela existe… Et devant l’incrédulité du chat, elle ajouta : Je t’y emmène, si tu le souhaites…

Et ce  qui fut dit, fut fait.

L’oie cendrée prit son envol, le matou sur le dos. Bien vite, ils laissèrent derrière eux les bois et les lacs qui devinrent minuscules et ridicules. Ils étaient cernés maintenant par de nombreux nuages. Puis, tout à coup, il y eut une éclaircie : la lumière devint aveuglante, irréelle !

L’oie entama aussitôt, une lente descente, et peu à peu, le chat  découvrit un paysage magnifique. Quand il posa enfin une patte sur le sol, il n’en crut pas ses yeux: sur le tapis vert où ils avaient atterri, une multitude de clochettes colorées pointaient le bout de leur nez. Les arbres étaient décorés de ce qui lui sembla être des petites larmes vert pâle, ravissantes et fragiles.

« Je te laisse, dit l’oie cendrée… Je reviendrai dans quelques mois: D’ici-là, amuse-toi bien ! »

Et elle repartit, le laissant seul.

Le chat se sentit alors tellement heureux sous la bienfaisante chaleur du soleil, qu’il s’endormit paisiblement au pied d’un chêne moussu.

Puis le temps passa. Le chat vécut dès lors dans une douce quiétude car il n’avait pas à se soucier du lendemain.

Il fit la connaissance des hommes. Il se laissa même apprivoiser par un tout petit garçon et le suivit partout, au cours de ses promenades… Mais cela est une autre histoire !

Cependant, il n’oubliait pas sa promesse, celle de tout changer chez lui pour défier le roi Crapaud… Mais comment ?

C’est l’oie cendrée, à son retour,  qui lui donna une partie de la réponse :

_ « Rentre chez toi, tu portes sur tes poils, sans le savoir, de quoi transformer ton pays ! Emmène avec toi quelques abeilles, et des papillons; ils t’aideront dans la réalisation de ton projet… »

Bien plus tard, le chat comprit ce que l’oiseau avait voulu lui dire…

Au cours de ses flâneries avec l’enfant d’homme, de minuscules graines s’étaient agrippées à sa fourrure. De retour dans son pays, elles s’éparpillèrent un peu partout… Et comme par magie, des plantes merveilleuses, des arbres au beau feuillage y poussèrent.

Les abeilles butinèrent de ci, delà,  les papillons multicolores dansèrent une sarabande légère et joyeuse et tous contribuèrent ainsi à la naissance du nouveau monde. Les animaux qui avaient déserté l’endroit autrefois revinrent sans tarder. Et le soleil qui ne voulait pas être oublié, fit alors des apparitions nombreuses et de plus en plus longues, à la grande joie de tous !

C’est ainsi qu’un chat fit le printemps.

Quant au roi Crapaud, dépité par toute cette énergie dans son royaume, il partit sous d’autres cieux, plus tristes, plus sombres, à l’image de sa méchante humeur.

Voici le dessin que j’ai proposé aux filles :

Comme je n’ai pas encore pu réinvestir dans du papier à dessin, nous avons fait les nôtres sur du papier imprimante, simplement aux crayons ; ce n’est pas ce qui met le plus en valeur les dessins des jeunes enfants.

S’organiser

Je pense que je mettrais un peu plus sur le blog comment je m’organise (quand ça devient efficient pour moi) ; nous sommes nombreuses à chercher à s’organiser davantage et à échanger avec intérêt sur les diverses manières de le faire.

Normalement, chaque fin de mois, je fais mon emplois du temps détailler pour le mois suivant. Et chaque dimanche, je revois la semaine à venir et complète si besoin est. A cette occasion, je choisis les textes et contes de la semaine. Je prépare le modèle du dessin et je l’agrafe à l’histoire. Je range ensuite le tout dans une pochette dans laquelle j’ai plusieurs sous-chemise : une pour chaque jour travaillé de la semaine (chez nous, nous observons une semaine de 4 jours et repos le mercredi, samedi, dimanche), une pour mes plannings. Je range donc chaque dimanche mes documents préparés dans la sous-chemise du jour où je vais m’en servir.

La Table des Saisons

Notre Dame de Printemps est arrivée sur notre table et nous avons dit au-revoir à la Dame d’Hiver. Les filles ont pris un grand plaisir à lui confectionner des bracelets, des diadèmes et autres ceintures en laine, en tricot à doigt ou en crochet. Gwendolyne a fait une fleur qu’elle a cousue sur sa robe. J’ai fais la Dame et sa robe.

Travail Manuel

Enora était très contente d’avoir réalisé un diadème au crochet pour sa poupée.

Célébration d’Imbolc

Une fois nos apprentissages formels réalisés, afin de célébrer Imbolc, j’ai conté aux filles L’histoire des enfants-racines, traduits il y a peu et que je remets ici en pdf avec la version anglaise d’origine et la traduction française :

The story of the root children/L’histoire des enfants-racines

(Au début, les filles ne voyaient qu’une sorte de colline verte, puis j’ai soulevé le voile).

Dans le sol, au plus profond de la terre entre les racines des arbres, les petits enfants-racines dormaient profondément tout l’hiver. Ils ne sentaient rien du vent glacial, de la neige froide ou de la grêle cinglante. Ils dormaient paisiblement dans leurs terriers chaud. Ils rêvaient du soleil dans lequel ils avaient joué tout l’été. Et quels merveilleux rêves c’était ! Quand enfin le dernier hiver pris fin et que le soleil commença à fondre la neige, notre mère la Terre vint avec sa bougie pour les réveiller à nouveau.

« Réveillez-vous, les enfants », appela-t-elle gentiment. « Le temps est venu maintenant de se lever. Vous avez assez dormi. Le printemps arrive et il y a du travail à faire. Je vous ai apporté des ciseaux, des aiguilles et du fil et des morceaux de tissus de sorte que vous pouvez tous vous faire de nouveaux habits. Réveillez-vous ! Dès que vous êtes prêts, je vais déverrouiller et ouvrir les portes de la terre ».

Les enfants bâillèrent et s’étirèrent. Puis ils se levèrent gaiement. Hourra, le printemps arrive !

Mère Terre avait des morceaux de tissus de belle couleur dans son panier. Chacun des enfants-racines choisit sa propre couleur pour se faire une robe. Le perce-neige choisit un chiffon blanc comme la neige, le myosotis un morceau bleu ciel, le bouton d’or du jaune brillant, la marguerite du blanc avec du jaune et un peu de rouge, et le coquelicot un rouge vif.

Puis ils se sont assis en un cercle intime et commencèrent à travailler activement. Ils coupèrent, cousirent et repassèrent jusqu’à ce que tout soit exactement adapté.

Et tandis qu’ils travaillaient, ils chantèrent toutes les chansons de printemps qu’ils savaient.

Dès qu’ils eurent fini de faire leurs nouvelles robes, ils allèrent jusqu’à Mère Terre en une longue procession. Mère Terre regarda par-dessus ses lunettes, surprise de voir les enfants-racines venir si tôt.

« Eh bien, eh bien, vous avez été rapides », dit-elle, « et c’est joli comme tout ! »

Même les petites fourmis qui avaient aidé Mère Terre à enrouler sa laine en pelote vinrent regarder avec curiosité. Ils n’avaient jamais vu de vêtements si splendides.

Mais il y avait encore beaucoup à faire. Les coccinelles, les scarabées, les vers et les bourdons avaient également été dormir sous la terre et devaient maintenant se réveiller. Ils devaient être lavés et brossés, peints en couleur, et on devait les faire briller afin qu’ils paraissent aussi beaux que possible. Qu’est-ce que ce tohu-bohu qui se passait là-bas !

Juste au-dessus du sol, le chaud soleil était déjà en train de faire sortir les nouvelles feuilles vertes sur les arbres. Est-ce que les enfants-racines seraient prêts à temps?

Enfin, c’était vraiment le printemps!

Mère Terre ouvrit la porte. Ensuite, dans le soleil printanier vint le cortège de scarabés, les coccinelles et les enfants-racines.

Dans le bois, les papillons voltigeaient joyeusement autour des fleurs. Le muguet trouva un endroit frais à l’ombre des arbres à côté de violette bleue et là, ils laissent leurs clochettes tinter.

Là, le trop vieux père escargot vint lentement en rampant.

« Ha, vous êtes tous là! Bienvenue à la grande forêt », dit-il aux enfants.

La petite violette le regarda timidement de sa place à l’abri derrière son arbre. Elle n’avait jamais vu une telle créature avant !

L’été vint. Dans le petit ruisseau qui coulait entre les prairies, le nénuphar se laissait transporter sur l’eau comme une princesse.

Les roseaux murmurèrent dans le vent. Le myosotis vint et marcha précautionneusement dans l’eau. Mais les scarabées grommelèrent:

« Il y a trop de monde ici. Allez jouer ailleurs ! »

Dans la prairie fleurie, les enfants-racines s’amusaient bien. Ils dansèrent avec agilité dans la chaleur du soleil. Ils faisaient des pirouettes, youpi, quel plaisir! Si seulement c’était toujours l’été!

Les papillons voletaient au-dessus, et même les scarabées risquaient une danse. Les grillons chantaient, les abeilles bourdonnaient et c’était leur musique.

« Faites attention, petites herbes, ne tombez pas ! »

Mais l’été arriva également à sa fin. Le fort vent d’automne tournait en l’air les feuilles de couleurs vives et tira sur les vêtements des enfants-racines.

» Hou « , fit le vent, « Il commence à faire froid ici. Il est temps d’aller au lit « .

Alors ils sont tous rentrés de nouveau, en longue procession. Mère Terre se tenait près de la porte et embrassa chaque enfant un par un.

« Venez, les enfants », dit-elle, « et vous aussi, les scarabées et les abeilles. Il fait chaud et confortable ici et j’ai quelque chose pour vous tous pour manger et boire. Après ça, vous devrez tous aller dormir jusqu’à ce que je vous réveille au printemps ».

Et tous les petits enfants-racines allèrent à nouveau sous terre pour commencer leur long sommeil d’hiver.

Après le conte, nous avons réorganisé notre Table des Saisons en conséquence :

Les filles se sont aussi beaucoup amusées à fabriquer leur toute première bougie en cire d’abeille ; je n’avais malheureusement que deux feuilles de cire alors qu’elles auraient bien aimé en faire un peu plus.  J’ai choisi pour cette fois-ci de suivre la méthode la plus simple : rouler les bougies autour de la mèche. C’est simple et le résultat est vraiment réussie. Quelle joie toutefois de faire notre repas aux chandelles !

Voici le dessin du conte que j’avais proposé aux filles. Elles l’ont réalisé aux crayons de couleur. Cependant, mon objectif était de leur faire faire en peinture, mais le lendemain, pour une raison de temps (eh oui, faire les crêpes, ça prend pas mal de temps !)

Et pendant que nous étions bien occupées, une certaine mimi en profitait pour se coucher dans nos plantes…

Autour de la galette des Rois


Quelques liens :

Une recette qui me tente bien en l’adaptant à notre alimentation sans gluten et sans PLV :

Brioche des rois

Spécialité provençale

INGREDIENTS

250 g de farine

2 œufs

100 g de beurre

1 sachet de levure de boulanger

3 cuillères à soupe de lait

2 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

2 cuillères à soupe de sucre en poudre

2 sachets de sucre vanillé

des fruits confits à volonté

A ne pas oublier : une fève

PREPARATION

Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients en respectant l’ordre indiqué

Verser la farine puis le sachet de levure boulangère.

Dans une casserole, mettre à feu très doux le lait et l’eau de fleur d’oranger pour les faire tiédir.

Verser ce mélange dans le saladier et commencer à pétrir à la main.

Rajouter le sucre vanillé et les fruits confits (en mettre quelques-uns de côté pour la déco).

Casser les deux œufs et les mettre en entier dans le saladier tout en continuant à pétrir.

Couper le beurre en morceaux et l’ajouter au mélange en plusieurs fois

Une fois que la pâte est homogène et qu’elle ne colle plus au bol, arrêter de pétrir.

Dans un saladier propre, mettre un peu de farine et posez la pâte en boule au fond. Recouvrir d’un torchon et laissez reposer au moins 2 heures.

Recommencer le pétrissage de la pâte de façon vigoureuse pendant 2 ou 3 minutes et ajouter la fève.

Dans un moule à manqué, poser une grande feuille de papier cuisson. Au fond du moule, déposer la pâte façonnée en forme de boule.

Faire un rouleau avec une autre feuille de papier cuisson. Creuser un petit trou au centre de la boule de pâte et glisser le rouleau de papier dedans pour que, une fois cuite, la brioche ait un trou au milieu.

A nouveau, recouvrir le plat d’un torchon et laisser lever la pâte pendant une heure.

Après ça, mettre le four à une température de 190°.

Quand il est chaud, mettre la brioche sur une plaque à mi-hauteur et laisser cuire pendant 30 minutes.

Dès que la brioche est cuite, il faut la démouler et la laisser refroidir.

Finir en la décorant avec le reste des fruits confits. Pour les plus gourmands, on peut aussi l’enduire d’une couche de confiture aux fruits avant de la saupoudrer de sucre.

Source : http://www.momes.net/dictionnaire/minidossiers/recettes/brioche-des-rois.html

Deux contes que j’ai réellement contés, pour la première fois, au lieu de les lire. J’avais préparé ces deux contes pour cette semaine, sur le thème de la galette, et comme nous sommes toutes les trois grippées, on s’est mises sur mon lit, bien au chaud dans la couette. Les petites fées ont adoré cette nouvelle façon de découvrir une histoire ; elles étaient ravies et chacune d’elle a spontanément refait l’histoire en inventant une issue différente.

Le premier conte que j’avais choisi était Roule-Galette :

Dans une petite maison, tout près de la forêt, vivaient un vieux et une vieille.

Un jour, le vieux dit à la vieille :

J’aimerais bien manger une galette…

Je pourrais t’en faire une, répond la vieille, si seulement j’avais de la farine.

On va bien en trouver un peu, dit le vieux. Monte au grenier, balaie le plancher, tu trouveras sûrement des grains de blé.

C’est une idée, dit la vieille, qui monte au grenier, balaie le plancher et ramasse les grains de blé.

Avec les grains de blé elle fait de la farine ; avec la farine, elle fait une galette et puis elle met la galette à cuire au four.

Et voilà la galette cuite.

Elle est trop chaude ! Crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir !

Et la vieille pose la galette sur la fenêtre.

Au bout d’un moment, la galette commence à s’ennuyer. Tout doucement, elle se laisse glisser du rebord de la fenêtre, tombe dans le jardin et continue son chemin.

Elle roule, elle roule toujours plus loin… et voilà qu’elle rencontre un lapin !

Galette, galette, je vais te manger, crie le lapin.

Non, dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson.

Et le lapin dresse ses longues oreilles.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite qu’elle disparaît dans la forêt.

Elle roule, elle roule dans le sentier… et voilà qu’elle rencontre le loup gris.

Galette, galette, je vais te manger, dit le loup.

Non, non, dit la galette, écoute plutôt ma chanson.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite que le loup ne peut la rattraper. Elle court, elle court dans la forêt… et voilà qu’elle rencontre un gros ours.

Galette, galette, je vais te manger, grogne l’ours de sa grosse voix.

Non, non, dit la galette, écoute plutôt ma chanson.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite que l’ours ne peut la retenir. Elle roule, elle roule encore plus loin… et voilà qu’elle rencontre le renard.

Bonjour, galette, dit le malin renard. Comme tu es ronde, comme tu es blonde !

La galette, toute fière, chante sa petite chanson, et, pendant ce temps, le renard se rapproche, se rapproche, et quand il est tout près, tout près… il demande :

Qu’est-ce que tu chantes, galette ? Je suis vieux, je suis sourd, je voudrais bien t’entendre. Qu’est-ce que tu chantes ?

Pour mieux se faire entendre, la galette saute sur le nez du renard, et de sa petite voix elle commence :

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le …

Mais, HAM ! … Le renard l’avait mangée !

(Je ne résiste pas à montrer le chignon de ma petite mémé !)

Le second conte que j’avais choisi pour un peu plus tard dans la semaine est La légende de la galette des rois. Je l’ai finalement conté aujourd’hui aussi, la grippe nous laissant peu de réjouissances en ce moment… J’ai repris certains personnages du conte précédent, agrémenté de beaux rois mages en bois trouvés il y a peu chez Emmaüs ainsi que tout un tas de petits animaux et objets en bois très chouettes qui vont me servir à conter. Voici l’histoire :

Qui ne connaît l’histoire des rois mages qui, guidés par une étoile, se rendirent à Bethléem rendre hommage à l’enfant Jésus ?

Le premier s’appelait Gaspard. Il avait le teint clair des Européens, et apportait de l’or. Le second, Melchior, avait la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie. Celui-là était porteur d’encens. Le troisième, Balthazar, était couleur de nuit sans lune et ses dents brillaient comme brillent les dents des Africains. Ce dernier offrit à l’enfant Jésus de la myrrhe.

On sait moins ce qui leur advint sur le chemin du retour.

Ils étaient savants en beaucoup de choses, certes, mais cela n’empêcha point qu’ils se perdirent bel et bien, n’ayant plus le secours de l’étoile pour les aider. Après avoir erré plusieurs jours dans le désert, à bout de nourriture et sans eau, ils aperçurent enfin une misérable cahute devant laquelle se tenaient un couple et deux enfants.

Les joues décharnées, les yeux brillants de faim, ils firent pourtant bon accueil aux mages, les invitèrent à entrer, et leur offrirent un peu du peu qu’ils avaient : de l’eau pour se rafraîchir.

- C’est que nous avons faim aussi, dit Melchior. Un peu de pain, même rassis, ferait l’affaire.

- Hélas, soupira la femme, nous n’avons plus qu’un peu de farine, de lait, d’huile d’olive, une noisette de beurre ; juste de quoi faire une galette que nous partagerons entre les enfants. Ensuite, il ne nous restera plus qu’à nous jeter dans le puits ou à mourir de faim.

Les mages se regardèrent.

- Faites la galette ma brave femme, dit Gaspard.

La femme obéit. La galette était tout juste suffisante pour une personne.

Gaspard, qui avait le teint clair des Européens, plia la pâte en deux, et la galette doubla en volume. Melchior, le mage à la peau brune des gens de Palestine et d’Arabie, plia de nouveau la pâte en deux, et il y en eu pour quatre. Balthazar, le roi Nègre couleur de nuit sans lune, plia encore la pâte en deux, et il y en eut pour huit.

Le couple remercia chaleureusement les mages. La femme étala la pâte et mit la galette à cuire. Elle était dorée à point. L’homme se gratta la tête, le couteau à la main.

- C’est que cette galette est une galette pour huit, et nous sommes sept. Le partage sera difficile.

- La huitième part est celle du mendiant, dit Balthazar.

- Quel mendiant, dit homme ?

- Celui qui vient et que vous ne voyez pas encore.

À ce moment-là le plus jeune des enfants, un garçon, recracha quelque chose. C’était une bague que Melchior avait glissée – volontairement ou non, l’histoire ne le dit pas – dans la pâte.

L’enfant voulut rendre le bijou. Le mage sourit, ôta la couronne de sa tête et en coiffa l’enfant.

- Tout enfant est roi, dit-il. Tel est le message que délivrera un autre enfant, né il y a peu non loin d’ici. Pour commémorer ce jour, je veux que chaque année on fasse une galette, qu’on n’oublie pas la part du pauvre, qu’on y glisse une fève pour désigner un roi ou une reine, ne serait-ce que pour une journée.

Les pauvres gens promirent de respecter la volonté des mages.

C’est ainsi que naquit la tradition de la galette des rois, qu’elle se répandit, et qu’on se la transmit jusqu’à nos jours.

Et voilà notre Table des Saisons qui a un peu évolué en ces temps encore festifs pendant lesquels la galette nous régale.

Victime du succès !

C’est un comble ! J’ai profité de nos réaménagements de fin d’année en vue de préparer les fêtes pour changer la Table des Saisons de place ; en effet, celle-ci était constamment envahie par les minous de la maison.

Je n’ai rien gagné au change !

Solstice d’Hiver 2010

Quelques photos de notre célébration du Solstice d’Hiver. Ce n’est pas le premier que nous fêtons, mais cette année, il était quand même un peu plus structuré que les années précédentes, nos filles étant un peu plus grandes.

Pour l’occasion, j’avais mis en place notre Table des Saisons pour l’hiver, avec la Dame d’Hiver et la maison des lutins d’hiver.

Une bonne partie de la journée a été occupée à cuisiner et réaliser de jolies cartes à offrir. J’avais choisis ce modèle, inspiré du blog Art Projects for Kids que j’aime particulièrement :

Il s’agissait de réaliser une carte façon vitrail avec une peinture de bougies, privilégiant ainsi le thème de la lumière important en cette période. La réalisation précédente est celle de Gwendolyne.

Et voici celle d’Enora :

Ainsi que la mienne :

Les petites fées ont pris beaucoup de plaisir à faire cette peinture, moi aussi, même si j’étais un peu écartelée entre la surveillance de diverses cuissons et le coup de pinceau à donner !

Ainsi donc, nous avons cuisiné une grande partie de l’après-midi. Au menu, nous avions :

  • Salade accompagnée avec chèvre chaud au miel sur lit de pancakes au sarrasin
  • Rôti de porc au miel et gingembre avec châtaignes aux petits lardons, céleri branche et abricots secs
  • Bûche au chocolat maison, fourrée à la mousse au chocolat et recouverte d’une ganache de chocolat
  • Un clairet (recette médiévale de vin épicé) parachevait le tout

C’était très bon, quoi qu’un peu copieux tout de même… Nous n’avons plus l’habitude manger aussi « richement ». Pour la circonstance, j’avais sorti la nappe que j’ai brodée il y a quelques années (pas repassée, mais mon corps est trop douloureux pour supporter une séance de repassage, tant pis…)

Ensuite, j’ai moitié lu/moitié conté (j’ai encore du mal à me laisser aller à conter, même si ça vient tout doucement) aux petites fées le conte des Fées de Yule que j’ai traduit il y a quelques semaines. Elles ont adoré. La préparation de ce conte m’a demandé pas mal de travail manuel. Étant donné que c’est la première année que nous introduisons Waldorf Steiner à la maison, tout est à créer. L’an prochain, j’aurais au moins un certain nombre d’objets et de figurines déjà prêts.  Voilà mes petites fées de Yule :

La Dame d’Hiver et le Nouveau-né Soleil dans les bras :

Les couronnes soleil que j’avais confectionnées pour la circonstance ont eu énormément de succès (je crois même qu’elles dorment avec !)

Une autre vue de notre table des Saisons, avec son bonhomme de neige et les fées de Yule devant la maison des lutins.

Le solstice d’hiver est une fête de la lumière, présente même au plus profond de l’obscurité. Les enfants sont la lumière de la vie ; c’est pourquoi aussi j’avais préparé un petit cadeau pour chacune : une belle robe, un chapeau et un sac, pour leur poupée respective.

Chevaux et Table des Saisons

Aujourd’hui, nous n’avons fait que terminer notre leçon sur la lettre Z et les filles ont voulu faire du pastel. Gwendolyne a réalisé un florilège de chevaux ; quant à Enora elle a réalisé au pastel une représentation de la Table des SAisons qui est en pleine évolution en ce moment et une maman poney qui court avec son petit (en bleu).

Spirale et table d’automne

Il y a peu, j’ai modelé une spirale des fêtes. J’ai beaucoup hésité à la laisser naturelle ou bien à la peindre… Finalement, je l’ai laissée naturelle, mais je regrette… Cependant, comme elle nous sert en ce moment, je ne peux pas rattraper le coup, ce sera pour la prochaine fois.

La spirale comporte 24 trous, de la grosseur d’une bougie d’anniversaire (ce qui me permettra de recycler celles qui ont à peine eu le temps de brûler lors des anniversaires de la maisonnée).  Chaque jour, nous brûlons une bougie, ce qui nous mènera au solstice d’hiver et à Noël, les deux fêtes que nous célébrerons ce mois-ci.

Ici, sur la photo, plusieurs bougies sont allumées, car j’étais en retard et nous avons dû rattraper les jours où nous n’avions pas brûlé de bougies.

La spirale a trouvé sa place sur notre Table des Saisons encore à l’heure d’automne mais qui va doucement évoluer vers la saison hivernale.

La Table des Saisons

La table des saisons est une célébration de la nature, de sa beauté, à l’intérieur de notre maison. Si vous visitez les nombreux blogs d’inspiration Waldorf Steiner, soit francophones (il y en a quand même quelques uns en français et qui sont très plaisants à visiter !) soit anglophones, vous verrez de multiples photos de tables des saisons. C’est une réalisation qui développe énormément la créativité – si votre créativité est déjà fluide, faire une table des saison l’entretiendra à coup sûr ! Et pour les enfants, c’est un plaisir inouï qui se répète au fur et à mesure de l’évolution de la Table des Saisons ; car celle-ci es très vivante : régulièrement peut apparaître dessus un nouvel élément, au gré des promenades ou des créations…

Une excellente source à consulter :

La nôtre semble enfin terminée pour la saison d’Automne. En voici quelques photos. Ma principale difficulté est d’empêcher certains esprits de la coloniser, en vain pour le moment tant cet endroit leur plaît à eux aussi.

Tout d’abord, voici notre Dame d’automne :

Les lutins devant leur maisonnette :

Quelques détails (j’avais une vue d’ensemble, sans chats, mais impossible de remettre la main dessus !) :

Par ces temps de tempêtes récurrentes en terre bretonne, il faut quand même bien meilleur à la maison !

Arbres d’automne

Cet après-midi, nous avons terminé nos arbres d’automne qui iront d’ailleurs sur notre première table d’automne.

J’avais trouvé cette très belle idée sur le blog de Catherine empruntée à ce tutoriel en anglais et j’avais décidé de m’en inspirer pour l’adapter à ce que nous avions sous la main. Mon idée était de permettre aux Fées de tisser un peu tout en parvenant rapidement à un résultat. Finalement, c’était par moment un peu compliqué (visiblement à cause de la tension du fil qui n’était pas pratique), mais elles ont pris du plaisir à réaliser leur arbre et à contempler le résultat.

Voici l’arbre de Fée des Fleurs :

Celui de Fée de la Nature :

Et le miens :

En gros plan, voilà ce que donne le tissage :

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