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Pédagogie Steiner et Unschooling, Partie 2

Pédagogie Steiner et Unschooling, Partie 2

par | Nov 25, 2016 | Parentalité, Pédagogie Waldorf-Steiner, Ressources, Ressources Parents | 9 commentaires

Pédagogie Steiner et Unschooling sont-ils compatibles ?

Il y a quelques jours, je vous exposais les données d’un problème : Pédagogie Steiner et Unschooling sont-ils compatibles ?

Nous avons vu qu’en apparence, ces deux états d’esprit s’opposent. Et pourtant, des exemples, des vécus riches et passionnants, démontrent qu’il n’en est rien.

Combiner ces deux approches pédagogiques

En premier lieu, on trouve certaines familles, très attachées au respect de la terre, enchantées de trouver dans la pédagogie Steiner une recherche de qualité des matériaux qui rencontrent leurs aspirations. Ces familles vont s’attacher à passer autant de temps que possible dans la nature, à respecter un rythme suffisamment lent, permettant de prendre son temps et d’éviter les précipitations, afin d’explorer et de découvrir le monde naturel. Ces familles vont en général être sensibles aux arguments sur la limitations des médias et du numérique dans leur vie quotidienne, et par conséquent, dans la vie de leur enfant. Elles vont privilégier les activités artistiques, comme la peinture. Elles vont cuisiner ensemble et associer l’enfant aux aspects de la vie quotidienne, lui fournissant ainsi des modèles intéressants à apprendre et à imiter. Les parents vont, en général, cultiver également leur propre passe-temps, leurs propres passions.

Dans la continuité de cette approche, certaines familles sont très sensibles à la prise en compte de la dimension spirituelle et le fait que l’enfant est considéré comme un être ayant déjà une spiritualité, d’ores et déjà un sens du religieux.

D’autre part, ces familles qui choisissent d’associer le Unschooling à la pédagogie Waldorf vont accorder une grande importance au respect des besoins et des choix de l’enfant. Elles vont placer une grande confiance en lui, assortissant à cette démarche un grand espace de liberté et de choix pour l’enfant. Plus encore, elles placeront en lui une confiance totale dans le fait qu’il atteindra ses objectifs, continuant d’apprendre tout ce dont il a besoin, en poursuivant ses passions et en se préparant à une vie épanouissante, sans être coupé de la nature.

On trouve, en deuxième lieu, des familles ayant éprouvé le besoin d’apporter une certaine structure et du rythme dans les activités, ainsi que dans le déroulement des journées ; elles trouvent là quelque chose d’éminemment efficient dans la pédagogie  Steiner.

Parfois d’ailleurs ce sont les enfants eux-mêmes qui demandent clairement de savoir exactement quoi faire chaque jour… mettant ainsi leurs parents en demeure de changer de formule avec eux. (http://www.ahomeschoolstory.com/2008/10/unschooling-meets-waldorf.html) Pour certains enfants, l’unschooling est comme une respiration naturelle. Ils savent ce qu’ils veulent apprendre (ou ne veulent pas apprendre) ; ils travaillent d’eux-mêmes, ont une belle autonomie, décident facilement, etc.. Pour eux, les apprentissages informels sont un véritable plus et les accompagner dans la construction de leur savoir une aventure formidable. D’autres enfants vont avoir besoin d’autre chose… Et c’est ce qui incite certaines familles à se tourner vers la pédagogie Steiner.

Les familles qui s’engagent dans l’harmonie des deux voies trouvent ainsi à nourrir et à renforcer le lien naturel qui unit les parents et les enfants. Ces deux approches ont quelques points communs fondamentaux : elles respectent profondément l’enfant et visent à rencontrer ses besoins. Dans les deux approches, l’apprentissage au sein de l’expérience vivante est central, ce qui se poursuit d’ailleurs dans la pédagogie Steiner, par une immersion quotidienne de plusieurs heures dans le monde naturel.

Unschooling

Comment faire ?

Dans ces deux approches, certaines choses « fonctionnent » pour votre famille, d’autres non. Pour les déterminer, il est nécessaire de se poser afin d’écouter son intérieur, et ce doublement : écouter votre vie de famille à l’intérieur de votre maison et écouter votre propre intériorité.

Si vous êtes tiraillé(e)s, pensant que vous ne faites pas ce que « vous devriez faire », c’est déjà que quelque chose d’extérieur à vous vous « dicte » votre conduite à suivre.

Certaines familles choisissent une sorte de répartitions des approches selon le moment de la journée : le matin, elles font un cercle, avec mouvements, chansons, historiette et jeux de doigts, puis quelques leçons… L’après-midi, la vie suit son cours de manière naturelle et fluide.

Souvent, ces familles vont éviter la progression Steiner, mais investir totalement dans l’approche artistique merveilleuse apportée par cette pédagogie : se procurer du beau matériel de dessin et de peinture, favoriser ces activités de manière quotidienne, pratiquer la musique ensemble, chanter, danser, etc.

On va également souvent trouver une table des saisons dans les familles attirées par les deux pédagogies.

ll y a autant de déclinaisons possibles que de familles !

Dans tous les cas

La pédagogie Steiner n’est pas un dogme. Rudolf Steiner l’affirma lui-même lors du discours d’ouverture qu’il prononça à la première école Waldorf : « Nous ne voulons pas d’une éducation dogmatique, nous cherchons seulement à transformer en un acte éducatif vivant ce que nous avons acquis à l’aide de la science de l’esprit » (cité dans Éduquer vers la liberté, page 18, Éditions Les Trois Arches, 1972). Elle ne peut être qu’un enrichissement à votre vie de famille.

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9 Commentaires

  1. Aude Labit

    Merci beaucoup pour cet article, parmi tous les autres et pour tout ton travail et ton partage si généreux.

    Ici nous avons découvert Steiner en cours de route, notre 6 ans a donc fonctionné en unschooling pendant quatre ans et depuis l’arrivée de notre petite de 2 ans aujourd’hui, l’esprit Steiner nous accompagne.

    Je me retrouve dans ces grands temps en nature, toutes ces bricoles à faire avec elle, je me retrouve dans le rythme et l’aménagement d’un environnement simple, noble et naturel.

    Et grâce à cette voie, nous ensemençons notre vie de spiritualité, au grand bonheur et soulagement de notre aîné, à qui cela a manqué durant ses premières années.

    Nous apprenons à nous faire confiance d’avantage, et en même temps à ouvrir notre esprit, car en rencontrant cette pédagogie, nous avons prit conscience de beaucoup de choses.

    Nous sommes et serons longtemps encore en chemin (sans doute dans d’autres vies nombreuses!) et grandissons avec nos enfants, découvrant avec eux ce que signifie ressentir, pressentir et écouter son cœur, et grâce à eux deux nous sentons que la pédagogie Steiner fait oui à l’intérieur et petit à petit, nous saupoudrons notre relation avec eux de cette vision du monde.

    Réponse
    • Monique

      Merci Aude pour ce très beau commentaire, très riche aussi, et ton retour très positif quant à mon action grâce à Chant des Fées.
      J’ai particulièrement apprécié ce que tu retraces à propos des graines de spiritualité que cette pédagogie a permise dans votre vie de famille 🙂 C’est un point parfois délicat à aborder ; certains sont très réfractaires à cette dimension de la pédagogie Steiner, alors que l’enfant en a réellement besoin.
      Bien à toi !

      Réponse
  2. cocolalunelalune

    Coucou Monica, je suis très heureuse de te retrouver sur ton blog 🙂

    Ton sujet est très intéressant car c’est une question qui m’a poursuivie longtemps. J’avais cette sensation que la pédagogie Steiner était trop contraignante pour nous, trop enfermante. J’ai lu plusieurs livres de Steiner ou d’autres auteurs qui traitaient du sujet, participé longtemps au forum, suivi un programme « Steiner » etc. Je me retrouve pourtant beaucoup dans cette manière d’accompagner l’enfant, tout comme celle de Krishnamurti, Montessori ou d’autres ! Mais l’idée de suivre à la lettre une pédagogie particulière m’a toujours rendue mal à l’aise.
    C’est la raison pour laquelle il me semble qu’il est important de savoir se détacher des pédagogies et plutôt de s’inspirer des unes et des autres au grès des envies et besoins de nos différents enfants, au grès des événements familiaux, des saisons, de la vie !
    Aujourd’hui, après 20 ans d’ief, une graine germe en moi de créer une école. C’est un appel très fort qui mâture très vite ces derniers temps … J’ai à coeur d’y voir les valeurs de la pédagogie Waldorf dans un esprit libertaire, démocratique … La vie m’en dira plus dans quelques temps …

    Merci à Aude pour m’avoir fait découvrir ton article, merci à toi Monica pour ton élan d’amour à partager sur ton blog et ailleurs,

    Je t’embrasse,

    Coco

    Réponse
    • Monique

      Coco, quel plaisir de te retrouver ici et de lire ! C’est formidable ! Merci à Aude de nous permettre de faire cette belle reconnexion !
      Cette question est présente au sein de nombreuses familles et il me semblait vraiment important d’en parler et de proposer des pistes. Je suis heureuse que cet article y a en partie répondu.
      Ton projet est merveilleux et j’espère que le printemps sera témoin de son surgissement !
      Merci pour ton très joli commentaire qui m’a beaucoup touché,
      A bientôt et de grosses bises !

      Réponse
  3. Papillons et libellules

    Coucou.
    Chouette article , encore une fois ^_^

    Alors , je vais rajouter un type de famille ( au hasard , la mienne 😉 )
    Celle dans laquelle un des parents accroche ++++ à la pédagogie Steiner -waldorf ( peut être pas pour tout , mais quand même ) , qui mettrait bien en place une instruction quasi entièrement basée sur celle -ci , mais qui a un enfant ( au hasard , ma fille aînée 😉 ) i qui serait plutôt un unschooler convaincu et / ou qui se passionne pour des sujets PAS DU TOUT prévus pour son âge dans la pédagogie , fait une allergie prononcée à toute forme de routine mais est capable d’avancer énormément d’un coup et te fait généralement arriver avec un train de retard .
    Comme, par exemple , un bloc sur la numération jusqu’au milliard , prévu la semaine prochaine , dont elle vient de faire nettement diminuer l’intéret en se lançant d’elle -même dans des additions de grands nombres ce matin .
    Alors mon histoire de marchands de pommes , je sens d’ici venir le flop 😉
    Bref , on s’adapte , hein, et ma foi , ça fonctionne plutôt bien .
    Bisous .

    Réponse
    • Monique

      Coucou Isabelle, merci pour ta contribution précieuse !
      Ce n’est pas toujours évident de s’adapter à des enfants sur-efficients ; j’ai souvent eu le problème aussi (j’ai quelques beaux flops à mon actif !)

      Réponse
        • Papillons et libellules

          Et pour certaines choses , elle est encore très  » petite fille » , à fond dans le merveilleux et les animaux , c’est assez déroutant.
          Du coup , je pense que je vais carrément mixer les années , 3ème année en général , 4 eme pour les maths pour conserver son intérêt tout en prenant le temps d’approfondir les bases.
          Il est vrai que pouvoir suivre un plan  » tout prêt  » aurait été beaucoup trop simple 😉

          Réponse
          • Monique

            C’est une bonne idée !
            Tu sais, tu es en train de te forger une belle expérience, même si, oui, un « plan tout fait » serait tellement confortable !

Causerie au coin des fees

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