Avez-vous remarqué comme l’obscurité est la plus noire avant le lever du jour ? Ou comme le froid se fait plus mordant juste avant l’aurore ?

Rapporté à l’échelle de l’année, nous voici parvenus au point équivalent : l’aube est proche, mais tout peut nous paraître si noir, si froid, et même si cruel. Il n’est pas rare, à cette époque de l’année, de faire face en nous à ce que signifie la mort et ses multiples visages dans notre vie. D’ailleurs, selon où vous vivez, la nature peut faire écho à ce sentiment qui n’a de morbidité que l’apparence.

Chacun possède sa manière d’éprouver et de ressentir la noirceur la plus profonde avant le crépuscule matinal. Pour moi, cette année, c’est notamment une lassitude envers le climat difficile que nous avons depuis septembre dernier : beaucoup de pluies, auxquelles se sont ajoutées depuis décembre nos fameuses tempêtes bretonnes.

Nous sommes parvenus au point où le désespoir et/ou le sentiment d’impuissance peuvent nous submerger si l’on n’y prend pas garde. Tout au fond de nous-même, une part – ne serait-ce qu’infime – de nous est appelée à une mort symbolique et cela se traduit par ces sentiments difficiles et inconfortables.

Les hypersensibles sont souvent mis à rude épreuve à cette époque de l’année, se mettant davantage en retrait d’une vie qui paraît compliquée, ou trop rude et se coupant des moyens d’informations qui ne font pas grand cas d’eux ; alors que leur sensibilité, justement, les amène à percevoir toutes les subtilités changeantes, émergentes, dans l’Univers. De même, sont plus rudoyés à ce tournant de l’année les personnes souffrant d’une santé fragile ou les personnes très âgées. La fragilité peut masquer le besoin de vigilance, car la lumière n’est jamais bien loin.

L’hiver nous a amené à nous tourner en dedans, dans nos maisons, dans notre intérieur, dans « notre terre », à l’instar des graines enfouies dans les profondeurs de la terre et dans l’attente du renouveau. Notre regard dirigé vers l’intérieur nous a conté bien des secrets sur nous-même qui échappait à notre entendement ; nous avons cheminé et contemplé notre obscurité intérieure soutenus et nourris par les festivals de lumière qui jalonnent la période hivernale.

Le renouveau n’est pas encore manifeste, mais il se prépare, en germe dans l’obscurité et la chaleur de la terre. Imbolc, puis, plus tard, la Chandeleur, marquent ce moment précis de la roue de l’année : dans la froideur de l’hiver, le feu couve qu’il soit incarné par le flambeau de Brigit ou par Jésus l’enfant-soleil présenté au temple.

Parvenus à mi-chemin du solstice d’hiver et de l’équinoxe de printemps, voici le sens que nous devons observer : Nous ne sommes pas encore dans l’expression du renouveau, mais le manteau givré de l’hiver ne doit pas nous faire oublier que, dans le sein de la terre, la vie se réchauffe, en témoigne les premiers perce-neige, narcisses et autres crocus. C’est le moment

Même si nous sommes épuisés par l’hiver qui n’en finit pas, même si nos coeur aspirent ardemment au printemps et à son doux soleil, allumons les bougies qui n’éclaireront pas seulement notre chemin, mais également celui de tous ceux qui nous entourent. Éclairons notre intérieur par les liens d’amour, par l’humanisme et par le coeur envers tous les êtres vivants, car au plus fort de la nuit, seules ces vertus peuvent nous réchauffer et nous faire briller comme un soleil.

Les fées vous souhaitent un magnifique Imbolc ou une magnifique chandeleur ! Que la rondeur des crêpes et l’or du miel vous enchantent !

« Quand dans les profondeurs de la saison d’hiver

L’être vrai de l’esprit augmente sa chaleur,

A l’apparence universelle,

Grâce aux forces du coeur, il permet d’exister,

Renforçant, en dépit du froid de l’univers,

Le feu de l’âme en l’être humain. »

Rudolf Steiner, Calendrier de l’âme, Semaine du 26 janvier au 1er février

(Image cliquable, lien affilié)

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l'obscurité la plus noire

Récapitulations des liens utiles sur le site pour un joli festival d’Imbolc ou de Chandeleur :

– La symbolique de la fête et des idées d’activités : https://www.chantdesfees.fr/2011/01/23/imbolc-1er-fevrier/

– En apprendre un peu plus sur Brigit : https://www.chantdesfees.fr/2010/11/01/brigit-la-survivance-dune-deesse/

– N’oublions pas que chanter réchauffe le coeur ! Voici Le feu, un chant pour Imbolc https://www.chantdesfees.fr/2017/01/28/le-feu-un-chant-pour-imbolc/

– La naissance de la déesse Brigit https://www.chantdesfees.fr/2017/01/25/feter-imbolc-la-naissance-de-la-deesse-brigit/

– Un verset pour Imbolc : https://www.chantdesfees.fr/2015/01/23/un-verset-pour-imbolc/

– Petit moutons d’Imbolc au crochet https://www.chantdesfees.fr/2015/01/20/petits-moutons-dimbolc-crochet/

– Contes pour Imbolc : Cailleach, Bride et Angus https://www.chantdesfees.fr/2015/01/17/conte-imbolc-conte-de-cailleach-bride-angus/

– Contes pour Imbolc : L’histoire des enfants-racines https://www.chantdesfees.fr/2011/02/01/lhistoire-des-enfants-racines/ que vous pouvez voir en conte sur table ici https://www.chantdesfees.fr/2011/02/02/celebration-dimbolc/

– Une histoire de Starhawk pour célébrer Imbolc qui a l’originalité de mettre en avant l’élément eau https://www.chantdesfees.fr/2011/02/01/une-histoire-pour-imbolc-par-starhawk/

– Faire des aquarelles d’Imbolc https://www.chantdesfees.fr/2011/02/02/aquarelles-dimbolc/ autour de l’histoire de la noble chandelle

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