Vannerie bucolique est une ouvrage des chez Terre Vivante, paru en septembre 2017. Comme tous les livres de cet éditeur, il est éco-conçu (c’est-à-dire imprimé en France sur du papier issu de forêts exploitées en gestion durable) répondant ainsi à une exigence éthique et écologique.Son auteure inspirée est Patricia Brangeon.

De format 21 x 21 cm pour 118 pages, Vannerie bucolique est un joli objet que l’on a bien en main et qui se consulte aisément. Plutôt utile quand vous apprenez une nouvelle technique de travail manuel.

Vannerie bucolique

Comme vous le savez, chez nous, le travail manuel a une importante place. Avant même de tomber dans la pédagogie Steiner, j’avais été « à bonne école », éduquée par des parents qui faisaient quasiment tout eux-mêmes, de la maison à la confection de vêtement en passant par la cuisine et le potager… C’est donc très naturellement que j’ai trouvé un prolongement immédiat de cette manière de vivre en utilisant la pédagogie Steiner. Quoi de plus précieux que de transmettre à ses enfants la passion de créer, l’aspect art de vivre que cela revêt à une époque, par ailleurs, où je suis convaincue comme bien d’autres que nous devons à nouveau favoriser l’artisanat, tant personnel que professionnel, à l’opposé de l’industrialisation déshumanisante qui a fait tant de mal.

De ce fait, je me retrouve beaucoup dans la ligne éditoriale d’une maison d’éditions comme Terre Vivante, ou comme celle de mon éditeur « chouchou« , La Plage, qui publient de nombreux livres pour (ré)apprendre à faire soi-même.

Vannerie bucolique

Mes filles connaissent déjà pas mal de techniques de travail manuel et il est bon de continuer à en apprendre d’autres. Par ailleurs, certaines ne nous sont (malheureusement) pas accessibles ; ainsi l’art de la forge. C’est dommage étant donné que nous avons même la forge de mon père à la maison ; mais celui-ci nous a quitté il y a de nombreuses années maintenant, il ne peut donc hélas pas leur transmettre ses connaissances. Idem pour le travail du bois, bien que, dans ce cas, il y aura peut-être un jour une évolution possible si mon mari parvient à se réinstaller un atelier bois, ce à quoi il aspire en tant qu’ancien compagnon ébéniste ayant fait des merveilles autrefois.

Alors, comme toutes les familles instruisant leurs enfants, on fait avec ce que l’on a dans son environnement, ce qui est dans l’ordre du possible.

Comme beaucoup de familles instruisant leurs enfants avec la pédagogie Steiner, nous sommes « à cheval » sur deux années ; cette année pour nous, c’est un mixage de classes 8 et 9 qui nous guide. Ainsi, pour le travail manuel, la vannerie est au programme de la classe 9. La forge l’aurait été aussi si cela avait été possible. La confections de marionnettes avec création de petites représentations est envisagée pour plus tard. Comme j’ai beaucoup d’idées (mais pas assez de temps), je pense que pense que celles-ci nous occuperont aussi l’an prochain : modelage, notamment avec de la porcelaine froide fabriquée maison, couture avec de la confection d’édredons piqués, réalisation de fils d’orties si l’on peut (il me manque un grand bac pour le rouissage).

Vannerie bucolique

Nous commençons donc avec la vannerie et, pour ce faire, Vannerie bucolique est parfait ; en effet, il est extrêmement didactique pour les grands débutants comme moi, comme nous. J’ai eu fait une fois un petit plateau en rotin lorsque j’étais à l’école, car j’appartiens à ces générations qui avaient encore pas mal de travail manuel à l’école primaire (et même au collège) alors que par la suite on a jugé que le travail manuel était bien moins important que d’autres matières. Quelle erreur que les neurosciences viennent heureusement petit à petit éclairer !

Pourquoi Vannerie bucolique ? Parce qu’on traite ici de vannerie sauvage, c’est-à-dire « l’art de tresser les végétaux » sauvages. Et ça tombe plutôt bien pour nous qui sommes entourés d’une nature sauvage riche, variée et abondante. J’aime Vannerie bucolique car, dès l’introduction, on sait qu’il va nous falloir très peu d’outillage : un sécateur et un couteau ! Tout le reste est autour de nous : noisetier, châtaignier, ronces (ah, ça ! on n’en manque pas !), chèvrefeuille, érable champêtre, saule sauvage, joncs diffus et joncs de tonneliers, lierre… on a l’embarras du choix.

Vannerie bucolique

Vannerie bucolique est subdivisée en 5 parties, la dernière consistant en des annexes. Toute la première partie est consacrée à la présentation des végétaux possibles à utiliser. Un tableau très intéressant nous apprend à quel moment de l’année nous pouvons récolter telle ou telle essence, car chaque plante a son cycle de vie. on peut ainsi compléter son intimité avec les plantes, avec notre environnement : c’est une démarche qui ne peut que nous renforcer dans notre propre nature d’être vivant en lien avec son environnement.

La partie 2 concerne le matériel. Comme je vous le disais plus haut, l’auteure nous encourage à commencer avec très peu ; cependant, cette partie étoffe la présentation d’ustensiles supplémentaires et bien utiles si l’on veut aller plus loin. On a donc le temps de se constituer sa panoplie d’outils de vannier.

Vannerie bucolique

Je précise que toutes les parties (sauf les annexes) de ce livre sont magnifiquement bien illustrées, si bien qu’en plus d’explications claires, synthétiques mais complètes, on dispose d’un visuel très bien fait, donc participant encore plus à ce que l’on se sente en confiance pour se lancer dans l’aventure de la vannerie.

La troisième partie se penche sur la préparation des végétaux. Plus précisément, on y apprend les gestes techniques pour leur préparation (par exemple, comment obtenir une éclisse avec certains végétaux comme le noisetier). Ony voit aussi les techniques de base du tressage qui est, finalement, une autre forme de tissage. Ainsi, la « super », la trace, l’oeil du vannier ou d’autres encore.

Vannerie bucolique

La quatrième partie est constituée de réalisations montrées en pas à pas. Il y a pas moins de 13 réalisations, toutes très jolies et certaines bien pratiques en plus d’être originales et décoratrices. j’ai l’intention d’en essayer plusieurs avec les filles lorsque nous serons plus rompues aux techniques de base (le sac en ronce m’attire énormément, il est sublime !)

Certaines réalisations de Vannerie bucolique vont nécessiter de se préparer plus longuement en recueillant suffisamment de végétaux. Vannerie bucolique permet donc de prévoir des projets à court, moyen et long terme ce que je trouve très pratique. Enfin, toutes cette partie ne contient pas seulement des réalisations bien mises en images ; des techniques supplémentaires sont présentées. De sorte que Vannerie bucolique m’apparaît comme un livre suffisamment complet (tout en ne vous noyant pas sous une masse énorme d’informations ce qui est vraiment intelligent pour ménager les débutants) pour nous occuper pendant longtemps ; car, en effet, certaines réalisations sont ambitieuses et permettent ainsi une progression.

Vannerie bucolique

Je vous montrerai nos réalisations !

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