Dans mes lectures du mois dernier, il y avait deux livres centrés sur Michael Morpurgo et la mer.

Plus je lis du Michael Morpurgo, plus je suis subjuguée par sa sensibilité, son humanisme, qui font que ses livres sont de vrais trésors pour les enfants (et les adultes).

Les deux livres que j’ai lus, curieusement, ont tous deux un rapport avec la mer, la navigation, et peuvent, de ce fait, être lus en enrichissement durant un bloc sur les grands explorateurs, ou un bloc de géographie.

Seul sur la mer

 

Morpurgo et la mer

« Seul sur la mer immense », Michael Morpurgo, Gallimard Jeunesse, 2008

Michael Morpurgo a écrit ici un roman bouleversant que j’ai eu du mal à poser pour vaquer à mes occupations quotidiennes : c’est beau, c’est fort, et tellement bien écrit ; une écriture fluide et magnifique lors de la première partie du livre, et une écriture entrecoupée, directe et brute pour la seconde. Car ce roman est à deux voix, deux narrateurs, ce qui le rend très vivant et très riche ; autour d’une histoire inspirée d’événements historiques réels : l’expatriation de milliers d’enfants anglais en Australie.

Certains eurent un destin heureux ; pour d’autres, l’abandon et la maltraitance, les problématiques identitaires liées aux conditions de l’immigration, contribuèrent à plonger ces enfants dans des vies douloureuses et compliquées. C’est le cas du premier narrateur de ce livre, auquel répondra en écho sa fille, porteuse de son rêve et de son histoire.

« Je pense que la seule espèce d’immortalité à laquelle nous puissions prétendre, c’est de rester vivant aussi longtemps que notre histoire continu d’être racontée » (page 15)

Seul sur la mer immens appartient au roman de fiction mais à vocation biographique ; il relève aussi du journal intime. Il me semble qu’on pourra tout à la fois le lire pour un bloc sur les grands explorateurs  (une version plus moderne bien sûr que celle d’un Christophe Colomb ou d’un Magellan) que dans le cadre de recherches sur l’Australie (le livre impactera inévitablement la construction d’une culture sur la langue anglaise et ses territoires), ou sur l’écriture de soi.

Comme tous les livres de Morpurgo, Seul sur la mer immense est porteur d’importantes valeurs humanistes.

« Ainsi était Marty, toujours plein d’espoir, toujours sûr que les choses s’arrangeraient. Mais Marty, comme je le découvris plus tard, n’espérait pas seulement que ça aille mieux, il faisait tout ce qu’il pouvait pour que ça aille vraiment mieux.

Il faut des gens comme Marty, ne serait-ce que pour nous aider à tenir. Même si les choses ne semblent pas se passer comme on le voudrait, on a besoin de sentir qu’elles vont s’arranger, que tout finira bien.  Si on n’y croit pas, et parfois dans ma vie, j’ai perdu espoir, alors nous attend un profond trou noir… »

Voilà le genre de valeurs intérieures qu’il est important de transmettre à la jeunesse, car elles sont des trésors du coeur disponibles dans les situations compliquées que nous traversons tous, immanquablement.

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Morpurgo et la mer

Le royaume de Kensuke

Michael Morpurgo, grand admirateur de L’île au Trésor de Stevenson, et de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, avait toujours rêvé d’écrire une robinsonnade. Voilà qui est fait avec Le royaume de Kensuke.

La personnalité humaniste et sensible de M. Morpurgo transparaît aussi dans ce roman qui donne le premier rôle à Michael, jeune garçon d’une douzaine d’année, qui embarque avec ses parents sur un voilier pour un tour du monde. Notons avec une certaine satisfaction que  Michael est instruit en famille durant ce périple !

Mais voilà qu’un accident se produit et que Michael s’échoue, avec sa chienne, sur une île perdue en plein milieu de l’immense Pacifique. Seul, pense-t-il…

Ainsi naît une belle aventure, bouleversante comme dans tous les livres de Michael Morpurgo qui a le don inné de nous faire ressentir avec empathie ce que vivent ses personnages.

Le royaume de Kensuke est aussi une belle histoire d’amitié, par-delà les mers, les cultures et les âges ; ce qui n’est pas sans rappeler d’autres livres de cet auteur, comme celui que je vous ai cité plus haut, Seul sur la mer immense.

Comme tous les Morpurgo, l’écriture est belle et fluide ; les enfants en âge de faire les classes 6 et 7 n’y verront pas de difficultés de lecture insurmontables, mais, au cas où, Le royaume de Kensuke peut être abordé en lecture offerte, car l’histoire est écoutable par des oreilles plus jeunes dans le cadre d’une fratrie.

Les illustrations, peu présentes, sont juste un petit plus.

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- Monique

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