Quelle année de changement ! Ils n’en finissent plus et je continue de m’imprégner de l’esprit de la chouette qui sait si bien voler dans l’obscurité ! Car, en effet, toute ma vie est impactée par ces changements dont je ne vois, pour le moment, que les prémisses.

En ce qui concerne les filles qui ont fêté leur 16 ans le mois dernier, voici ce qu’il en est :

Dans de précédents articles, je vous avais surtout parler de ma fille « Hortensia Melenig », qui vole largement de ses propres ailes alertes depuis un an. Elle poursuit son année de Première à la maison, après avoir fait tout son programme, comme l’an dernier, et intégré tous les changements dus à la réforme du bac. Vous pouvez la suivre sur ses réseaux sociaux : Page Facebook ; Instagram et Pinterest ; ainsi que sur le site Hortensia Melenig qu’elle s’est construit et a inauguré il y a quelques semaines. Dans cette forme d’apprentissage très autonome la préparant au bac série générale, elle s’est trouvée et déploie tout son potentiel. Je vois chez elle, depuis l’an dernier, se mettre d’ores et déjà en place la réflexion nécessaire aux études supérieures et ça me réjouit pour elle !

Enora, quant à elle, a eu une année de transition très importante, avec la mise en place de plusieurs dépistages qui devraient aboutir prochainement à la reconnaissance d’un TSA ; celui-ci s’est révélé ces dernières années avec plus d’ampleur et de singularité comme c’est souvent le cas chez les jeunes filles. Il s’avérait désormais important de lui trouver les moyens d’aller vers ses rêves d’une manière plus adaptée à elle. Comme je vous en avait déjà parlé, faire du Steiner à la maison au niveau lycée devient très, très, compliqué : cela implique une grande expertise dans toutes les matières, ainsi, bien évidemment, qu’une maîtrise de l’approche Steiner dans ces matières… C’était devenu purement impossible pour moi en terme d’investissement humain. Concernant Enora, il lui était impossible, quant à elle, de se projeter dans un parcours classique, ou même purement Steiner, pour plein de raisons qui relèvent de ses particularismes cognitifs. Nous voyons notre fille évoluer beaucoup, et continuer d’approfondir sa passion pour la lecture, en bonne hyperlectrice, tout en développant entre autres ses capacités de communication.

On devait donc l’aider à trouver les moyens de se réaliser sans lui demander des sur-adaptations qui se seraient ensuite révélées coûteuses en terme d’équilibre intérieur. Une personne TSA peut évidemment s’adapter  à des situations, progresser, faire des « efforts », mais jusqu’à un certain point. Il y a un stade à ne pas dépasser sous peine de le payer ensuite très cher du point de vue santé. Il est donc aussi nécessaire que cette personne se (re-)connaisse dans son profil singulier et fasse des adaptations à sa propre vie.

C’est grâce à mon amie Cindy de Chouette y’a plus école que nous avons cheminé avec l’idée d’inscrire notre fille à Clonlara. Cette école américaine par correspondance possède une branche française et prépare au diplôme américain équivalent au baccalauréat français (le « US high school diploma« ), lequel peut ensuite être validé en France et ouvrir l’accès aux études supérieures. Le grand avantage de Clonlara, pour nous, est de reconnaître tous les styles d’apprentissage et, par conséquent, les profils cognitifs variés. Nous entamons donc une nouvelle tranche de vie avec cette inscription dont j’aurais certainement l’occasion de vous reparler.

changement

Quant à moi, cette année de grands changements m’impacte également. Je suis en cours d’écriture de mon quatrième livre. Je me retourne sur les dernières années et me dis : « Déjà ! »

J’ai eu moins de disponibilité pour m’occuper du blog. Les changements requièrent de l’énergie et de la mobilisation. Bien sûr, rien ne viendra remettre en question l’existence de Chant des Fées quand bien même je serais moins prolifique. Pour moi, les valeurs de don et de gratitude sont essentielles : j’ai pu offrir à mes filles les bienfaits d’une belle éducation avec cette pédagogie et j’en suis très reconnaissante. Mon activité autour de Chant des Fées a été, et est encore pour une très large part, du don : le peu de finance que le blog génère couvre les frais qu’il nécessite en hébergement et en plug-in ; quant à vivre de mes droits d’auteurs… c’est impossible ! Mais, Chant des Fées est là et continue de vous aider.

Cependant ce ne sont pas ces considérations matérielles qui ont causé mon indisponibilité ; ce sont surtout les mutations intérieures qui se produisent au sein de notre famille, de par la vie. Tout est toujours en mouvement dans le vivant et nous n’y échappons pas, fort heureusement. Le tournant bien accompli de la cinquantaine pour moi, de l’adolescence pour mes filles, les changements dans la société dus au Covid, et, dernièrement, les décès successifs et récents de la maman de mon mari et de la mienne… font que cette année n’en finit pas d’apporter ces profonds changements, sources à la fois de désorientation temporaire et de nouveaux départs ;  et l’année n’est pas terminée…

Alors, j’ai eu un grand besoin de me tourner vers mon intériorité et de partager sur ce sujet. C’est ainsi qu’un projet que je portais dans mon coeur depuis pas mal de temps a commencé à se concrétiser : celui de la Clairière au Pommier. Mon cheminement spirituel a toujours été essentiel pour moi, mais il semblerait qu’avec la maturité, il le devienne encore plus et, j’ai de plus en plus envie d’écrire dessus au travers de ce blog de la  Clairière au Pommier. C’est une amorce qui me fait du bien.

J’ai aussi envie de retrouver un peu de temps pour le dessin et le travail manuel. Concernant ce dernier, le livre que je rédige, suite des deux cahiers sous un format un peu différent, va déjà m’occuper plusieurs mois. Par ailleurs, la broderie d’un costume breton homme de la mode de notre village des années 1880 m’occupe lui aussi beaucoup… Me reste donc à surtout trouver de la place pour continuer mes entraînements de dessin et de peinture…

Mes certitudes sont là :

  • le blog Chant des Fées est en place, avec des mises à jour à faire lorsque j’ai de la matière pour le faire
  • l’écriture de mon quatrième livre
  • du travail manuel et du dessin ou de la peinture
  • continuer de m’occuper de ma santé par l’alimentation vivante, le jeûne qui me fait beaucoup de bien, et le Qi Gong que j’ai enfin commencé grâce au confinement.
  • continuer de m’occuper de mon jardin

Après… que donneront tous ces changements intervenus cette année ? Je n’en sais rien. Mais j’ai confiance, car je me sens tournée sur le renforcement de la vie. La foi est l’élément central pour vivre une vie riche, pleine de sens, consacrée au service du vivant. Je vous souhaite un bel automne à toutes et tous !

Images libres de droit : Comfreak, Sara76pcis sur Pixabay.

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