Organiser sa vie de famille et son IEF en tenant compte de son cycle

par | Avr 12, 2021 | Ressources, Ressources Parents, Travail personnel du parent | 1 commentaire

Organiser sa vie de famille en observant son cycle

Organiser sa vie de famille en observant son cycle peut être extrêmement riche et utile pour nous maman qui instruisons en famille.

Désormais, de plus en plus de femmes ont la chance d’apprendre à suivre leur cycle menstruel grâce aux nombreux livres sortis sur le sujet. Un des premiers en français sur ce thème fut « La femme lunaire » de Miranda Gray, traduit de l’anglais, que l’on trouve en téléchargement libre.

Ce livre fut remanié par son auteure il y a quelques années, et on le trouve maintenant sous le nom « Lune rouge – Les forces du cycle féminin».

Des auteures françaises se sont ensuite penchées sur la question et ont apporté leur propre expérience pour notre plus grand bien. On trouve même désormais des conseils d’alimentation durant nos diverses phases menstruelles. Je vous mettrai une petite bibliographie complémentaire en fin d’article.

Observation concrète de son cycle

Concrètement, il s’agit de noter au jour le jour l’évolution de son cycle menstruel à partir du jour 1 des saignements. Évidemment, cela revêt toute son utilité et son sens si l’on a un véritable cycle menstruel… sans contraception qui génère de fausses règles.

Dans le cadre d’un cycle menstruel naturel, on peut véritablement ressentir cette notion de « cycle », de « femme cyclique », ce qui nous a été reproché durant des siècles d’ailleurs ; la nature cyclique de notre être féminin, avec ses humeurs changeantes a longtemps été vilipendée.

De ce point de vue, les contraceptions qui suppriment toute vraie menstruation semblent desservir les femmes également sur ce point. En effet, être en contact avec notre nature cyclique est un préalable indispensable pour nous permettre de nous servir de notre nature comme d’un outil de connaissance intérieure et de développement personnel.

On peut choisir de noter nos cycles sous forme de tableau, ou bien de mandala. Les deuxièmes sont bien plus jolis, mais laissent peu de place à la notation et demandent souvent que l’on tienne un carnet à côté avec des annotations supplémentaires. A vous de voir.

Certaines femmes notent de façon très détaillées un certain nombre d’éléments : humeur, rêves nocturne de la nuit précédente, douleur, émotions, idées, intuitions, etc.

Une notation aussi précise est souvent mission impossible pour les mamans qui instruisent leurs enfants (ou celles qui travaillent et ont des enfants), le temps étant très compté ; pas besoin de vous faire un dessin !

Les indications qui nous seront essentielles si l’on est une maman surchargée sont :

  • le numéro du cycle que nous allons observer,

  • sa date de début, puis, plus tard, sa date de fin

  • chaque jour que dure le cycle, avec précisément

    • tous les jours de saignements bien identifiés

    • le nombre de jour total du cycle

  • la notation des quatre phases énergétiques ;

    • pour les femmes aux règles régulières, il sera un peu plus simple de repérer les phases du cycles (bien que les changements ne leur soient pas inconnus ; nous ne sommes pas dans une linéarité justement)

    • pour les femmes aux règles irrégulières (ce qui fut longtemps mon cas), l’observation évoluera à chaque observation d’un cycle, avec une phase ovulatoire parfois difficilement repérable car se déplaçant dans le cycle, une ovulation parfois repérée, parfois pas repérée… La notation s’en trouvera d’autant plus importante et permettra parfois de régulariser le cycle ; ainsi le miens a fini par être assez longuement basé sur 31/32 jours grâce à cette observation régulière durant des années et avant que la périménopause ne se déclare.

  • Les émotions ou événements mémorables qui se sont produit(e)s

  • Les rêves, et notamment les symboles fort, qui vous marquent

  • et évidemment tout ce que vous avez envie de noter (et le temps pour le faire) !

Qu’est-ce que cela va nous apporter de noter nos observations sur notre cycle ?

Pour moi, l’un des apports majeurs que j’en ai retirés, c’est d’identifier mes périodes d’énergie basse. Pourquoi ? Eh bien, parce que cela m’a permis de m’organiser mieux au fur et à mesure que je les cernais, non seulement sur un cycle menstruel donc mensuel, mais également sur le cycle annuel au regard de toutes mes observations.

Généralement, – et comme beaucoup de femmes -, les deux ou trois jours avant mes saignements, l’énergie baissait drastiquement ; avec les premiers saignements, la fatigue augmentait considérablement. Le besoin de me reposer et d’être moins sollicitée étaient importants. Bien sûr, comme de nombreuses femmes aujourd’hui, je devais quand même m’occuper en grande partie de mes filles. Cependant, d’avoir identifié ces moments m’aidaient à m’y préparer ; par exemple :

  • mes menus étaient prêts pour ces jours, prévoyant des plats simples

  • idéalement, j’avais au congélateur des plats que j’avais préparés

  • et/ou j’avais dialogué avec mon mari afin qu’il prépare quelque chose…

Du point de vue de l’instruction de mes filles, cela me permettait de prévoir :

  • des activités moins exigeantes d’un point de vue académique

  • des activités moins exigeantes pour mon corps

  • des activités davantage créatives : artistiques ou manuelles

Bien plus, j’ai élargi l’observation de mes cycles mensuels au cycle annuel. J’ai ainsi pu repérer que les mois de janvier et surtout de février étaient pour moi les plus éprouvants en terme d’énergie. J’ai donc pris l’habitude, lors de la préparation de l’année d’instruction qui se profilait, d’en tenir compte. Dans le même esprit, j’ai pris l’habitude :

  • de placer lors de ces mois des blocs de travail qui étaient plus « faciles » pour moi. On est bien d’accord que je me suis fait passer en priorité, mais c’était ça ou une maman qui flanchait…

  • idéalement, de préparer de manière plus complète et à l’avance ces mois « difficiles »
  • de réserver plus de vacances à ce moment de l’année, ce que nous pouvions nous permettre puisque durant des années nous n’avons pas suivi le calendrier des vacances scolaires

Observer votre cycle vous apportera la connaissance de vous-même et de votre fonctionnement ; ces éléments vous permettront d’optimiser votre quotidien en étant plus créative. Le sentiment de ne plus subir, ou de moins subir, sera d’une grande aide intérieure.

Cette observation vous permettra de mieux connaître le féminin, de vivre au plus près de votre être. Vous vous respecterez davantage.

Pour celles d’entre nous qui ont des filles, l’observation de notre cycle nous permettra de leur transmettre le respect de leur propre féminin et de créer avec elles une sororité. Quand on est maman de filles, on est en mesure de créer un cercle féminin d’une richesse inouïe.

J’espère que ces quelques pistes vous inspireront pour créer dans votre propre vie quotidienne.

Trouver le temps et l’endroit de noter les observations sur son cycle

Voilà, ce sont quelques exemples qui, je vous le souhaite, vous aurons convaincu de prendre un peu de temps pour noter quelques éléments de votre cycle.

Vous pouvez avoir un carnet :

  • sur votre table de nuit pour noter au moment du coucher ce qui est important

  • ou bien sur une étagère aux toilettes (lieu privilégié de ressourcement en quelques minutes pour beaucoup d’entre nous!)

  • l’avoir sur vous quand vous vous balader afin de noter lors d’une pause
  • ou bien dans tout autre lieu et à tout autre moment plus opportun pour vous.

cycle

Crédits photos, dans l’ordre d’apparition : Comfreak, Syalbatulhamdi, sur Pixabay

Petite bibliographie, en plus de La femme lunaire citée plus haut :

  • Miranda Gray, « Lune rouge – Les forces du cycle féminin », Gruppo Editoriale Macro, édition 2020

  • Miranda Gray, « La femme optimale », éditions Courrier du Livre, 2015

  • Marie-Pénélope Pérès, « Sagesse et pouvoirs du cycle féminin », éditions Souffle d’or, 2017

  • Maïté Trelaun, « Les trésors du cycle de la femme », éditions Jouvence, 2014

1 Commentaire

  1. cecilebricault

    Bonjour Monique, c’est un très beau sujet que celui-ci, que je commence à apprivoiser, même si je ne fais partie des mamans en IEF que le temps des vacances scolaires… (Mon fils est chez un ass mat trois jours/semaines, pour jouer avec des copains, l’ass mat ne le prend pas pendant les vacances (en ce moment les lieux de retrouvailles des parents / enfants au parc, médiathèque etc ne sont plus trop d’actualité). Mais je le vois dans la vie de tous les jours et au travail, les injonctions sont fortes pour être au top tout le temps, et pour nous de ne pas culpabiliser qd ce n’est pas le cas. Je suis aussi en train de lire Lune rouge de Miranda Gray, c’est quelqu’un que j’ai découvert par les Womblessing ;)! Sinon tu as aussi Do less de Kate Northrup, mais pas encore traduit en français, qui propose de bien connaitre et donc s’appuyer sur les énergies de son cycle dans sa stratégie d’entreprise. Ce livre donne beaucoup de clefs pratiques, mais l’auteur est beaucoup moins dans le symbolisme du cycle par rapport à ceux de Miranda. Je n’en ai qu’un aperçu donné par une conférence, mais cela me motiverait presque à le lire en anglais…. un jour !
    Merci pour la biblio en français, je vais commencer par ces auteurs là ;)!

    Réponse

Causerie au coin des fees

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